SET, DR
e) LES MYXOMES
Les myxomes sont très rares, ils peuvent être purs ou associés à d’autres néoplasmes, ils sont circonscrits ou diffus.
Ce sont des tumeurs molles, tremblotantes, grisâtres, à aspect gélatineux. La surface en est généralement régulière, à peine mamelonnée, arrondie, tendant à se pédiculer. Sur une section, la coloration est blanche, laissant suinter un liquide incolore, de consistance légèrement gommeuse; en outre, des vaisseaux sanguins et des ecchymoses peuvent se voir.
f) LES LIPOMES
Les lipomes ne sont pas très fréquents chez la chienne. Ce sont des tumeurs de volume variable pouvant être lobulées et présenter de la pseudo-fluctuation; elles sont, le plus fréquemment, développées dans le tissu péri-mammaire.
Ces tumeurs sont arrondies, bien délimitées, faciles à énucléer. La surface en est lisse, la coloration blanchâtre est caractéristique. La surface de section est plane, brillante, onctueuse au toucher.
B. — Tumeurs malignes
a) LES CHONDROMES
Les chondromes s’observent spécialement chez la chienne, mais, en réalité, il s’agit de tumeurs em-
bryonnaires, relevant d’inclusions accidentelles au cours du développement.
L'évolution est lente, mais la généralisation est possible.
Le tissu cartilagineux de nouvelle formation envahit tout l’organe, qui offre alors une surface assez irrégulière, quelquefois faiblement bosselée en certains points où les lobes de tissu cartilagineux semblent faire saillie, la consistance de la tumeur est ferme, légèrement élastique. Sur la coupe on peut distinguer des lobules assez réguliers de tissu blanc bleuâtre constitué par du cartilage hyalin légèrement fibreux; cette surface de section est absolument plane, lisse, à peine humide. On peut, quelquefois, noter de petites cavités kystiques, contenant un liquide aqueux; rarement on note de véritables kystes à parois bour-
geonnantes.
b) LES ÉPITHÉLIOMES
Les tumeurs d’origine conjonctive de la mamelle, ou épithéliomes, présentent deux variétés : une variété acineuse ou typique, et une variété infiltrée ou carcinome.
L’épithéliome acineux ou typique se voit assez souvent chez les carnivores domestiques, où il peut atteindre le volume du poing et même celui d’une tête d'enfant. À la surface, la peau est en général intacte (à moins de traumatismes, la néoformation étant, par son volume, exposée aux contusions), ou simplement tendue. Ce genre de tumeur adhère fortement aux
régions profondes et au tégument; elle peut, quelquefois, présenter un point fluctuant en son centre. L’épithéliome gagne souvent les mamelles contiguës, et Les ganglions voisins sont presque toujours hypertrophiés. L'état général s’aggrave lors des métastases.
Sur une coupe, le tissu est assez mou, blanc jaunâtre et laisse couler une certaine quantité de liquide d'aspect albumineux ou colloïde.
L’épithéliome infiltré ou carcinome, est moins fréquent que les épithéliomes vrais. Il forme des tumeurs plus ou moins volumineuses, assez consistantes au toucher. La masse morbide n’est pas encapsulée, adhère à la peau par pénétration de bourgeons néoplasiques. La surface cutanée est grossièrement chagrinée et présente en divers endroits des ulcérations arrondies ou ovalaires à fond granuleux. La section d’un carcinome laisse écouler un suc cancéreux.
La constitution de la tumeur varie avec le type :
Dans le cas encéphaloïde, le stroma fibreux est creusé d’alvéoles, ce qui donne à la tumeur l’aspect et la consistance de la matière cérébrale.
Le type fibreux ou squirrhe est caractérisé par l’abondance du stroma fibreux, ce qui donne une consistance dure, l’évolution de ce type est très lent.
L’épithéliome papillaire, dentritique ou villeux, existe aussi bien chez la chienne (G. PETIT), que chez la femme. Il constitue des tumeurs massives en apparence, ou kystiques, composées d’une masse ou de plusieurs noyaux. Les kystes renferment un liquide
épais et brunâtre, et certains d’entr’eux sont comblés par des végétations papillaires.
c) LES SARCOMES
Les sarcomes sont moins fréquents que les épithéliomes. Ce sont souvent des néoplasmes volumineux, globuleux, à base adhérente, à contours noyés dans le tissu voisin. Des ulcérations se produisent fréquemment à la surface du néoplasme, par les ouvertures cutanées ainsi produites passent des bourgeons noirâtres recouverts de sanie purulente. La tumeur devient ainsi le siège de plaies plus ou moins nombreuses à la surface desquelles cultivent des germes ambiants.
Au niveau de la mamelle, deux types de sarcomes peuvent s’observer : le type globo-cellulaire et le type fuso-cellulaire.
Le sarcome globo-cellulaire est encore désigné sous les noms de sarcome à cellules rondes ou encéphaloide. C’est un néoplasme constitué par un tissu mou, grisâtre ou gris rosé, rappelant la matière cérébrale.
Le sarcome fuso-cellulaire, ou sarcome à cellules fusiformes, ou fibro-plastique est plus ferme que le précédent. Cette tumeur maligne est blanc grisâtre, à tissu brillant, fasciculé sur la surface de section qui se soulève en légères saillies mamelonnées.
Il n’est pas rare de voir à la périphérie des formations kystiques de petites dimensions, de coloration rouge ou violacée, contenant un liquide visqueux jaune ou rougeâtre.
Le sarcome ostéoïde ou ostéo-sarcome est une sousvariété des sarcomes blancs, caractérisé par la présence au sein de leur tissu, de formations ostéoides plus ou moins importantes. Ces tumeurs sont évidemment plus dures que les précédentes, sur une surface de section, on peut y apercevoir des travées ou placards ossiformes.