Scène II
CALLIMACO, MESSIRE NICIA, LIGURIO
CALLIMACO. — Qui est-ce qui me demande ?
NICIA. — Bona dies, domine magister.
CALLIMACO. — Ef vobis bona, domine doctor“.
LIGURIO. — Comment vous paraît-il ?
NiciA. — Bien, par les Saintes Écritures!
LIGURIO. — Si vous voulez que je reste avec vous, vous parlerez de façon que je vous comprenne, autrement nous ferons deux feux “.
CALLIMACO. — Quelles bonnes affaires vous amènent?
NICIA. — Que sais-je? je recherche deux choses qu’un autre fuirait peut-être: c’est de me créer des ennuis à moi-même ainsi qu’à d’autres. Je n’ai pas de fils et j’en voudrais, et pour avoir cet ennui je viens vous embarrasser.
CALLIMACO. — Il ne me sera jamais désagréable de vous faire plaisir, à vous et à tous les hommes vertueux et de bien comme vous. Si jai peiné tant d’années à étudier à Paris, ce n’est que pour pouvoir
servir vos pareils.
47. Nicia salue Callimaco en latin scolastique: «Bonjour, maître». Callimaco répond: «Et bonjour à vous, doffore.» 48. Nous ferons comme deux foyers où chacun brüle pour soi: nous ne
pourrons pas nous entendre.