‹ La mandragoreChapitre 32 sur 91 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

et si d'ici un an votre dame n’a pas un fils dans les bras, je veux m'engager à vous donner deux mille ducats.

NICIA. — Parlez donc, je suis prêt à vous honorer ”° en toute chose et à croire en vous plus qu’en mon confesseur.

CALLIMACO. — Vous devez comprendre ceci: il n’y a rien de plus certain pour rendre une femme enceinte que de lui donner à boire

à: n de ma el. C’est une chose que j'ai expérimentée deux Dares de .

reine de France serait stérile et d'innombrables autres princesses du même État.

et elle s’est toujours vérifiée, et sans cela la

Nicia. — Est-ce possible ?

CALLIMACO. — C’est comme je vous le dis. Et la Fortune vous veut tant de bien que j’ai apporté avec moi tous les ingrédients qu’on doit mettre dans cette potion, et vous pouvez l'avoir à votre disposition.

NICIA. — Quand aurait-elle à la prendre ?

CALLIMACO. — Ce soir après souper, parce que la lune est bien disposée et le moment ne peut être plus approprié.

NICIA. — Ce ne sera pas une grosse affaire. En tout cas, préparez la

potion: je la lui ferai prendre.

CALLIMACO. — Il nous faut maintenant penser à ceci: l’hon avec elle en premier, après qu’elle a pris cette potion, meur les huit jours et rien au monde ne pourrait le sauver.

NIcIA. — Cacachiasse! je ne veux pas de cette saloperie; à moi, tu ne me la refileras pas. Vous m’avez bien arrangé!

CALLIMACO. — Tenez bon, il y a un remède.

NIcIA. — Lequel?

NICIA. — Je ne veux pas faire ça.

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