‹ La mandragoreChapitre 69 sur 91 · LIGURIO, MESSIRE NICIA, FRÈRE TIMOTEO DÉGUISÉ, SIRO · texte numérisé non relu

LIGURIO, MESSIRE NICIA, FRÈRE TIMOTEO DÉGUISÉ, SIRO

LiGURIO. — Bonsoir, messire.

Nic —Oh;'en, eh LIGURIO. — N'ayez pas peur, c’est nous.

NiciA. — Oh! vous voilà tous ici! Si je ne vous avais pas tout de suite reconnus, je vous donnais de cette épée le coup le plus direct que je connaisse. Tu es Ligurio ? Et toi Siro? Et cet autre? Le maître, ah!

LIGURIO. — Oui, messire.

130 ne

NicrA. — Ote-toi! Oh, il s’est bien contrefait; même l’7”-gwa-fn le reconnaîtrait pas.

LiGURIO. — Je lui ai fait mettre deux noix dans la bouche pour qu’on ne puisse pas le reconnaître à sa voix.

NICIA. — Tu es un sot!

LIGURIO. — Pourquoi ?

NICIA. — Pourquoi tu ne me l’as pas dit plus tôt? Je m’en serais mis deux, moi aussi. Tu sais qu’il est important de ne pas être reconnu au parler.

LIGURIO. — Tenez, mettez-vous ça dans la bouche. NICIA. — Qu'est-ce que c’est?

LIGURIO. — Une boule de cire.

NicrA. — Donne-la-moi... ca, pu, ca, co, co, cu, cu, spu... Que te vienne la sécheresse "!, espèce de bourreau l?.

LIGURIO. — Pardonnez-moi: je vous ai donné une chose à la place d’une autre sans m’en apercevoir.

NiciA. — Ca, ca, pu, pu... Qu'est-ce que, que, que c’est?

130. Surnom d’un fameux geôlier de Florence, qui devait reconnaître tous les prisonniers et les fripons de la ville. Il apparaissait dans le Conte du gros bâcheron, conte populaire du quattrocento.

131. Malheur à toi! La sécheresse, c’est la soif ardente, le brûlement de gorge.

132. Pezzo di manigoldo. Manegold (xr° siècle) était un auteur de libelles contre les hérétiques.

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