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Scène II

MESSIRE NICIA, CALLIMACO, LIGURIO, SRO

NICIA. — Prends-le de ce côté, et moi de celui-ci, et toi Siro, tiens-le par le manteau, par-derrière.

CALLIMACO. — Ne me faites pas mal!

LIGURIO. — N'’aie pas peur, mais va-t'en.

NiCIA. — N'allons pas plus loin.

LiGURIO. — Bien dit: laissons-le partir ici. Faisons-lui faire deux tours pour qu’il ne sache d’où il est venu. Tourne-le, Siro!

SIRO. — Voilà.

NicrA. — Tourne-le encore une fois.

Siro. — Voilà qui est fait.

CALLIMACO. — Mon luth!

LIGURIO. — Va, fripon: tire-toi! Si je t’entends bavarder, je te taillerai la gorge.

NicrA. — Il s’est enfui. Allons changer nos vêtements : il faut que nous sortions tous de bonne heure afin qu’on ne s’aperçoive pas que nous avons veillé cette nuit.

ÉIGURIO. — C'est vrai.

NicrA. — Vous et Siro, allez trouver maître Callimaco et dites-lui que la chose s’est bien déroulée.

LIGURIO. — Que pouvons-nous lui dire? Nous ne savons rien. Vous savez que, arrivés dans la maison, nous sommes allés boire dans la voûte. Vous et la belle-mère êtes restés avec lui en mains, et nous ne vous avons pas revus jusqu’à présent, quand vous nous avez appelés pour le mettre dehors.

NiciA. — C’est vrai. Oh! les belles choses que j'ai à vous dire! Ma femme était au lit dans le noir; Sostrata m’attendait auprès du feu; j’arrivai là avec ce gars, et pour que rien ne reste caché dans le capuchon l#, je l’'emmenai dans une dépense au-dessus du salon

145. Pour que rien ne passe inaperçu. Ceux qui portaient la cape à l’époque pouvait cacher un objet dans leur capuchon.

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