SCENE VII
Afin de vivre longuement Après sa mort... Et puis, chemin faisant,
Il composa gâtaient des contredanses,
Pour exister de son vivant.
VICTOR
Tu as raison... c’est peut-être un amour-propre, une fierté déplacée ; mais avec celte idée-là, ce serait plus fort que moi, il me serait impossible de rien faire.
auguste , passant à sa droite.
Hé bien ! on ne le demande rien , c'est déjà fait., regarde ton tableau d'Élisabeth ; nous l'avons vendu cinq cents francs ; dans l’instant on va nous les apporter.
VICTOB.
Quoi ! ce tableau... ab ! mon ami, il est dit que le malheur me poursuivra toujours... je l’ai vendu ce matin soixante fraucs à un brocanteur.
AUGUSTE
11 se pourrait !...
Camille.
Ah ! mon Dieu ! nous voila ruinés.
AUGUSTE
Aussi , je te demande poifrquoi te mêler de commerce... loi qui n’jr entends rien... Mais on t’a trompé ; el nous ne souffrirons pas...
VICTOR
Non, mon ami, non ; ma parole est donnée...
et jamais je n'y manquerai.
Auguste, il a raison.
AUGUSTE
Hélas! oui... et il n’y a rien à faire...
CAMILLE
Qu’à contremauder noire dîner... ( Retirant la serviette qui est sur le panier, j Et pour moi me voilà revenue du marché.
(Elle secoue la serviette, et le billet que Ducros y a glissé tombe par terre. )
VICTOR
Quel est ce papier que tu laisses tomber ?
CAMILLE
Je ne sais...
VICTOR, lisant l'adresse.
« A mademoiselle Camille... » C’est à votre adresse...
CAMILLE, le regardant.
En effet ; mais je ne connais pas celte écriture, et je ne sais comment ce billet se trouvait là. victor, avec émotion.
Vous ne le lisez pas?...
CAMILLE
A quoi bon... puisque vous le tenez... ai-je des secrets pour vous? voyez vous-même.
VICTOR, après avoir parcouru le billet, fait un geste de colère el se repreud.
Camille... je vous en prie... laissez-nous un instant...
CAMILLE
Mon ami !... qu'avez-vous donc ?
VICTOR
Tout à l'heure nous irons vous retrouver. ..
CAMILLE
C’est bien... c’est bien... je m'en vais... Ah ! le vilain billet !
(Elle sort par la porte à droite du spectateur.)