SCÈNE III
ces idées-là? (Aux deux autres.) Apprenez qu’hier encore je l'écoulais, et qu'il ne parlait que de se tuer.
VICTOR
Moi!
Oui, monsieur, je vous ai entendu.
SCIPION
Qu’csl-ce que c'est que cela, monsieur? est-ce que cela vous regarde ?.. chacun son état... Quand on a un ami qui est reçu docteur, on ne s’occupe plus de ces choses-la... D'ailleurs, je ne vois pas qu’il y ait de quoi se désoler... S'il faut partir d’ici... ch bien ! nous partirons, mais tous les trois et sans nous quitter.
Am de Julie.
Rappelons-nous le serment qui nous lie,
Le même toit toujours nous recevra ;
El de noire joyeuse vie Quand le dernier terme écherra,
Il faudra bien déloger, il me semble ;
Mais, Dieu clément, que nous implorons tous, ENSEMBLE.
Pour dernier bienfait, permeta-nous j ^
De déménager tous ensemble. )
CAMILLE
Mais, un instant... ne pourrait-on pas obtenir encore du temps de M. Ducros , notre propriétaire... il a l’air si bon avec moi!
V1CTOB.
Du tout... il ne faut pas y songer... (A voix basse, aux deux autres.) Apprenez qu’hier j’ai eu une scène avec lui... je l'ai surpris faisant l’aimable avec Camille... et j'ai manqué le jeter du haut en bas de l'escalier.
auguste , vivement.
Eh bien! par exemple... si je l’avais vu...
SCIPION, de même.
Et moi donc!... il ne serait mort que dénia main.
(On entend sonner.)
Camille, allant* la porte, et regardant par le petit
guichet.
C’est M. Ducros.
VICTOR
C’est lui; quand j’y pense... je ne sais qui me retient...
SCIPION
C'est ça. il va tout gâter... Aie la bonté d’entrer ici à côté , et laisse-iwus arranger cette affaire-Ia, parce qu'à nous deux Auguste... nous prendrons des moyens conciliatoires.
AUGUSTE
Oui... s'il refuse... je le jetterai par la fenêtre.
SCIPION
Et moi, comme Sganarelle, je lui donnerai la fièvre. (On sonne encore; Victor entre dans la chambre à droite, et Camille 'a ouvrir à M. Ducros.)
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