SCIPION. AUGUSTE. DUCROS, CAMILLE
DUCROS, entrant, à Camille.
Bonjour, ma jolie petite mère, bonjour, mes chers locataires. (A part, regardant Scipion et Auguste.) Ah diable!... a cette heurc-ci, j’espérais les trouver sortis... Ouf !... je n’en puis plus... il y a loin de ma boutique jusqu’ici... six étages à monter... (Regardant Camille. ) aussi le cœur bat toujours quand on arrive.
auguste, bas à Scipion.
L’entends-tu déjà ?
DUCROS
Mais c’est trop juste , messieurs , c’est trop juste... les arts... le génie... c’est toujours dans le haut.
(Il parle entre eux deux, et Camille s’asseoit* droite,
pré* de la cheminée, et travaille ; son panier est
par terre , à côté d’elle ; il est recouvert par une
serviette.)
SCIPION
Ce n'est pas comme le commerce... toujours au rcz-de-chnussée.
DUCROS
Eh ! eh !.. le jeune docteur a le mol pour rire... Vous savez du reste... ce qui m’amène... Je suis enchanté que l’occasion du terme me procure l’avantage de vous voir.
Nous sommes bien sensibles à votre visite.
DUCROS, riant, cl tirant sa quittance de sa poche.
Eh! eh! c'est une visite de deux cents francs.
SCIPION
Diable !... Je ne fais pas encore payer les miennes aussi cher... et c'est pour cela, mon cher propriétaire, que si pouvez nous accorder quelques jours...
AUGUSTE
Nous attendons des rentrées certaines.
DUCROS
J’cn suis désolé... mais il faudra que je me mette en règle.
scipion.
Allons donc... vous, monsieur Ducros, un riche propriétaire... un gros marchand bonnetier ; vous ne voudriez pas pour deux cents francs vous fâcher avec nous.
DUCROS , galraetii.
Du tout , mes amis , du tout . je ne me fâche pas... Moi, d'abord, je suis bon enfant; je suis connu pour cela dans ic quartier : je vous ferai saisir... mais d'amitié.
AUGUSTE
Comment, morbleu! ..
SCIPION
Daignez nous écouter. Si, sans vous donner d’argent, on s’entendait avec vous... par exemple,