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PEINTURE DITE DE FEU DE MOUFLE

La décoration de moufle procède tout autrement; au lieu de travailler sur cru, on se sert de porcelaine cuite préalablement, et on peint sur la couverte, avec un mélange d'oxydes colorants et de fondant. On porte la pièce en moufle, et on la chauffe à une température quelquefois élevée, mais bien au-dessous de celle du grand feu; dans ces conditions, les substances, avec lesquelles on a peint, fondent et se fixent à la couverte.

Ce procédé simple en lui-même donne des résultats fort agréables, mais qu'on ne saurait comparer à ceux du grand feu. La couleur déposée à la surface de la porcelaine ne fait pas corps avec elle; on sent que ce sont deux matières différentes dont le mariage est loin d'être indissoluble; souvent la couleur est à peine glacée et l'opacité, qui est le caractère propre de ces substances, produit alors sur l'œil un effet tel qu'il est impossible de retrouver sous cette sorte d'enduit, la matière noble et précieuse de la porcelaine.

La facilité avec laquelle le chimiste peut obtenir toutes les couleurs, la sécurité relative avec laquelle le peintre peut réaliser en moufle les effets qu'il recherche, ont eu quelquefois des conséquences qu'il est intéressant de signaler. On s'est habitué peu à peu à traiter la porcelaine comme un accessoire, comme une chose quelconque, elle est devenue l'équivalent de la toile pour le peintre. On a fait de la peinture, mais non plus de la décoration ; et nous avons signalé dans notre rapport sur l'Exposition d'Amsterdam les empiétements auxquels, à cette époque déjà, Sèvres cherchait à opposer une logique barrière.

Lorsqu'on compare les porcelaines de Sèvres avec celles de l'extrême Orient, on constate facilement que les Chinois ont eu à leur disposition des ressources plus étendues.

En effet, on trouve sur leurs poteries des couleurs de grand feu que nous ne voyons pas sur les autres, et des couleurs de moufle qui diffèrent absolument, par leur aspect, de celles qui sont usitées en France.

A quoi cela tient-il? Les Chinois ont-ils eu entre leurs mains d'autres matières? Leurs procédés seuls diffèrent-ils des nôtres?

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Ces questions furent étudiées à Sèvres par M. Ebelmen d'abord, puis par M. Salvetat. A son entrée à la direction de la manufacture, M. Lauth reprit cette question. Nous lui laissons la parole :

« Le but que j'ai poursuivi était nettement défini dans mon esprit ; il ne s'agissait point d'abandonner ou même de transformer la fabrication de la porcelaine dure, qui, pour tout ce qui a trait aux usages domestiques, assiettes, services de table ou de toilette, est et restera la poterie la plus parfaite qu'on puisse imaginer; il n'était pas question davantage de renoncer à notre beau bleu et à ceux de nos procédés qui donnent de véritables résultats artistiques.

« Mais j'ai pensé qu'à côté de cette fabrication si solidement établie, il y aurait intérêt à en chercher une autre plus spécialement destinée aux objets de fantaisie ou de luxe, aux vases, aux coupes, etc.. et qui permît l'emploi de moyens décoratifs plus vvariés et plus puissants d'effet. »

L'expérience d'un siècle nous montre combien la porcelaine dure ordinaire est froide et sèche, combien elle est difficile à décorer ; il n'y a pas d'intérêt à persister à se servir de cette matière pour produire des objets destinés exclusivement à la décoration, c'est-à-dire au plaisir des yeux.

Selon les déclarations de M. Lauth, la porcelaine nouvelle ne renferme que des terres françaises et elle ne diffère des porcelaines dures ordinaires que par des mélanges plus appropriés au but qu'on s'est proposé.

C'est une matière transparente, d'un blanc crémeux que l'on recherche, parce qu'il paraît plus doux à l'œil que le blanc parfait de la porcelaine ; son grain fin et gras donne aux statuettes de biscuit une qualité aimable que ne paraissent pas avoir les autres biscuits.

La couverte de grand feu qu'on lui applique est d'une rare transparence et d'une limpidité parfaite, qualités particulièrement intéressantes pour les pièces ornées de sculptures, dont les détails demandent à être respectés. La couverte n'est pas plombifère, mais elle est calcarifère de la famille des couvertes chinoises. Son point de fusion est de 1500 à 1600 degrés.

Les couleurs de moufle dont on se sert pour la décoration de cette porcelaine nouvelle, rentrent dans la catégorie des émaux; ce n'est plus un oxyde métallique délayé dans un peu de fondant, c'est, au contraire, une très faible quantité d'oxyde dissous dans

beaucoup de fondant; le caractère propre de ces corps est d'être transparent; ce sont de véritables verres colorés.

La palette d'émaux est aujourd'hui très complète; la plupart ont un ton et un éclat qui ne le cèdent guère aux magnifiques émaux de la faïence, sur lesquels ils l'emportent par leur extrême dureté.

L'emploi des émaux diffère beaucoup de celui des couleurs: doués de peu d'intensité par eux-mêmes, il n'acquièrent de lai puissance que sous une épaisseur assez grande. C'est donc avec ces couches plus ou moins épaisses que l'artiste doit produire ses effets, et le modelé auquel il peut prétendre résultera exclusivement des différences qu'il obtiendra dans sa goutte d'émail; les délicatesses de la peinture avec ses pointillés, ses modelés si parfaits et si nets, ne peuvent être obtenus avec l'émail ; mais, par contre, on aura avec lui, la profondeur, l'éclat, l'imprévu même, qui font défaut à la couleur ordinaire. Ne procédant que par à plats, l'émailleur renoncera forcément aux effets de perspective,aux modelés du peintre, et on voit à quelles conséquences on. arrive; le tableau, la copie de la nature deviennent choses impossibles; ils seront remplacés par une décoration conventionnelle. C'est un résultat logique de la nouvelle fabrication.

« Je ne pense pas qu'il faille le regretter, dit M. Lauth, et je m'empresse d'ajouter d'ailleurs, que les moyens ordinaires des peintres sont évidemment applicables à la porcelaine nouvelle, qui permet donc l'emploi simultané de procédés divers. »

L'exposé que nous venons de présenter est presque textuellement emprunté aux données de M. Lauth. Nous nous permettrons à notre tour de le faire suivre de quelques réflexions que les céramistes de tous les pays pourront contrôler comme nous.

Il est certain que les raisons invoquées par l'habile directeur de la manufacture de Sèvres pour servir de point de départ à sa découverte ont l'autorité de vrais -principes au point de vue artistique comme au point de vue industriel.

L'ancien système de décoration au feu de moufle n'a jamais pu produire qu'une peinture superficielle, sans résistance ni solidité,, surtout quand elle était destinée à la vaisselle de table ou au service à café. Que de désappointement, lorsqu'on aperçoit que par l'empilage des assiettes, par exemple, la décoration disparaît peu à peu; que, par les lavages répétés, les tasses et les soucoupes d'un service à café ou à thé, perdent leur toilette artistique, payée souvent fort cher, et subitement dépréciée par un usage de peu de durée !

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A ces inconvénients graves, s'ajoute encore une considération importante. Le système décoratif au feu de moufle est forcément limité. Sans doute le peintre peut y aborder tous les sujets possibles. La fleur, l'ornement, la figure, le paysage, sont des variétés que son habileté peut traduire avec plus ou moins d'agrément. Mais toutes ces variétés sont soumises aux mêmes moyens techniques. H y a entre elles un air de famille, un caractère d'identité inhérente à leur origine, qui finit par engendrer la monotonie et l'ennui, surtout au souvenir des merveilles de l'Orient.

D'autre part, la facilité de se procurer des couleurs toutes préparées dans le commerce a si bien multiplié le chiffre des peintres, que bon nombre de ceux-ci ont fini par s'installer sans rien savoir au fond du procédé technique, et notre marché belge entre autres, a été envahi de produits malsains où l'imperfection des mélanges d'oxydes et de fondants constituant les couleurs, le disputait au mauvais goût du genre ou du motif appliqué à la décoration.

Cette déplorable pratique s'est transportée jusque dans nos écoles professionnelles ; et nous pourrions en citer beaucoup où le professeur, chargé de l'enseignement de la peinture céramique, n'a jamais soupçonné ce que pouvait être la réaction chimique que le feu de moufle provoque pour amener le développement des oxydes associés à leurs fondants, sur des couvertes déterminées.

Gomment vouloir avec de semblables moyens, réaliser un progrès industriel et préparer de sérieux artisans?

Les couleurs du commerce ne conviennent pas à toutes les porcelaines. Nous les faisons venir de France et d'Allemagne. Celles qui sont préparées en France sont faites en vue des pâtes kaoliniques françaises. Celles qui sont préparées en Allemagne ont été établies sur les compositions des terres de Saxe ou de Bohême.

Beaucoup de décorateurs composent leur palette de couleurs françaises en même temps que de couleurs allemandes. Les fondants n'y peuvent pas être appropriés comme il convient. De là, ces couleurs non vitrifiées, non développées ou parfois dévorées au feu de moufle.

Remédier aux accidents qui se produisent journellement, est chose impossible, sans les connaissances chimiques nécessaires pour étayer un jugement entendu, surtout sans l'essai du laboratoire, car la réussite des couleurs n'est autre chose que la réalisation, à une température déterminée, de composés salins à bases métalliques qui se dissolvent dans le verre de la couverte, quand

les rapports des poids atomiques des constituants ont dûment respecté les formules chimiques.

En dehors de ces études logiques et minutieuses, il n'y a que la routine, l'insuffisance et l'insuccès inévitables.

Que ceux qui ont charge d'àmes se pénètrent bien de cette vérité et qu'ils renoncent à vouloir plus longtemps imposer officiellement des procédés surannés, qui ne tarderont pas à disparaître.

Ce que nous écrivons ici s'adresse tout particulièrement à notre pays, nous le répétons. Le nombre des décorateurs augmente chez nous dans une proportion inquiétante.

Entraînés par le caractère officiel dont on couvre l'organisation de ces cours de peinture sur céramique dans nos écoles professionnelles, ces décorateurs font leur métier comme M. Jourdain faisait de la prose, et le moment ne va pas tarder, où cette peinture de moufle, la seule qu'on prétende enseigner, fera forcément place à l'emploi des émaux; que deviendra alors cet enseignement superficiel ne reposant sur aucune théorie scientifique et s'écroulant de lui-même en face de l'incompétence des maîtres? Qu'on ne nous accuse pas de pessimisme! Il en sera ainsi avant peu, et la raison en est simple.

En effet, les résultats qu'on peut obtenir par l'usage des émaux sont tellement variés dans leurs aspects, qu'on ne songera plus à la peinture en moufle, qui est des plus limitées dans ses moyens. Les genres décoratifs peuvent être multipliés pour ainsi dire à l'infini avec la porcelaine nouvelle.

La pièce crue peut être gravée en creux et fournir sous son émail ou ses émaux colorés, des aspects décoratifs des plus variables.

Tous les émaux transparents peuvent être rendus opaques par l'introduction d'oxyde d'étain, et fournir des mélanges qui servent à rappeler, sur la porcelaine les effets charmants des émaux dits de Limoges, dont plusieurs spécimens réellement superbes figurent dans le contingent de Sèvres.

Les paillons d'argent, d'or ou de platine peuvent revenir en vogue et fournir, comme cela se voit à l'exposition, des décorations d'une grande richesse et d'une gracieuse variété.

Certaines couleurs qui s'altèrent ou se volatilisent à la température de la porcelaine dure, se fixent facilement au point de fusion abaissé de la nouvelle porcelaine et augmentent les ressources de la palette du décorateur.

Les détails délicats des ornementations du bleu de cobalt conservent leur finesse et leur netteté.

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Des couvertes colorées, tantôt juxtaposées, tantôt mélangées par coulure, produisent des effets de coloration différents.

Enfin, les couleurs diverses du cuivre, qui, par leur beauté, lutteront avec les produits similaires du vieux chine, fournissent les spécimens les plus variés et les plus séduisants.

La combinaison des effets décoratifs de grand feu, avec ceux qu'on obtient au feu de moufle, complète enfin les ressources artistiques et techniques que la porcelaine nouvelle permet d'utiliser.

Quel champ magnifique à exploiter pour le céramiste, que d'applications à faire naître encore, lorsque cette porcelaine nouvelle sera devenue celle de l'industrie française, et que les efforts de tous les grands fabricants se seront ajoutés à ceux des savants de la manufacture nationale !

On le voit, c'est dans ses bases les plus profondes que l'évolution actuelle a modifié l'industrie porcelainière, et si les industriels ne cherchent pas à élever leur fabrication au niveau des progrès pressentis par les nouvelles conquêtes que nous venons de signaler, les mécomptes seront sérieux, et leurs conséquences seront graves.

L'exposition de la manufacture nationale de Sèvres comprend trois genres de fabrication bien tranchés : 1° La porcelaine dure; 2° La porcelaine tendre ; 3° La porcelaine nouvelle.

Il nous est impossible de passer en revue par le détail, les contingents envoyés pour chacune de ces fabrications particulières. Nous dirons quelques mots de la différence des pâtes qui appartiennent à ces divers genres de produits.

La porcelaine dure est obtenue au moyen d'une argile blanche nommée kaolin, infusible aux plus hautes températures et qu'on rend transparente par l'addition d'une petite quantité d'un autre produit naturel, le feldspath. Cette porcelaine présente sur les faïences les avantages suivants : elle est légère, transparente, inaltérable au feu; elle ne se laisse pas entamer par l'acier, enfin, elle ne se fendille pas sous l'influence des changements de température : ces deux derniers caractères et l'absence de plomb dans sa composition la différencient également de la porcelaine tendre dont l'emploi dans l'économie domestique présente divers inconvénients (1).

(1) Catalogue de l'Union centrale des arts décoratifs pour les manufactures nationales.

La porcelaine tendre est obtenue par un mélange de marnes et de craie dans lequel entre une légère proportion d'alcali comprise entre 3 et 6 p. 100 de la matière. Elle est couverte d'une glaçure plombifère ramollissable au feu de peinture et empâtant les couleurs qui font corps avec la poterie.

Nous avons énoncé ce qu'est la composition de la pâte dite nouvelle porcelaine, et nous rappelons que sa glaçure est calcarifère, de la famille des glaçures chinoises et japonaises.

Les échantillons de ces diverses fabrications sont obtenus par moulage, tournage ou coulage ; ce dernier procédé s'applique aux objets de grande dimension ; il est le seul qui permette de produire des vases et des potiches de 2 ou 3 mètres de hauteur sans déformation et sans altération du profil.

La belle qualité de la porcelaine blanche de Sèvres est trop réputée pour nous y arrêter. Il est impossible de trouver un seul défaut, une seule impureté dans ces échantillons nombreux, qui, par leurs formes élégantes et si merveilleusement adaptées à leur destination, méritent tous une entière admiration.

De grandes pièces, des surtouts de table, des jardinières, des vases supportés par des groupes de statuaire en biscuit, sont d'une distinction de composition et d'ordonnance de tout premier ordre. Ce sont là des chefs-d'œuvre artistiques témoignant des hautes qualités d'invention de M. Carrier-Belleuse et des nombreux élèves placés sous sa direction.

Les biscuits de moulages, très compliqués, ne montrent ni fente, ni déformations, ni gerçures, et nous devons souligner tout particulièrement l'habileté extraordinaire avec laquelle ils sont réparés. Plus une couture de moule qui puisse se retrouver : c'est le résultat d'une sollicitude incessante des chefs, et d'une exécution manuelle poussée jusqu'à la perfection. 11 en est de même d'ailleurs dans le collage des anses, des becs, des boutons, des accessoires de tout genre servant de garnitures aux pièces émail! ées. Tout est appareillé avec une exactitude et un respect du caractère des modèles qui reste un vrai prodige industriel.

Au point de vue de l'ornementation, on constate d'une façon générale que les produits actuels de la manufacture diffèrent sensiblement de ceux des expositions antérieures.

La peinture, nous voulons dire la copie de la nature, avec ses couleurs, ses perspectives et ses modelés, y a fait place à un aspect plus conventionnel ; en un mot, la décoration a remplacé la peinture. Ce n'est pas un simple hasard, c'est un parti pris

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logique et rationnel, que l'opinion des hommes compétents approuvera sans restriction. On ne peut se figurer, sans les voir, ce que sont ces multiples aspects décoratifs qui permettent d'obtenir les combinaisons des gravures colorées avec les pâtes gravées, ou celles des peintures en pâtes blanches sur fonds colorés, ou encore celles des peintures en pâtes colorées sur pâtes gravées et peintes aux couleurs de grand feu.

Il y a des pièces, de véritables chefs-d'œuvre, qui doivent leur décoration à la réunion habilement ménagée de plusieurs systèmes décoratifs assemblés dans un harmonieux concours d'effets, qui constitue une sorte d'orchestration ornementale qu'une analyse attentive pourrait à peine détailler et définir. Elles semblent le dernier mot de la variété des moyens techniques dans l'unité d'impression et d'aspect artistiques.

En présence de ces merveilles, que les initiés seuls peuvent sérieusement apprécier, le jury de la classe 15 a cru de son devoir d'accompagner d'une mention spéciale, le diplôme d'honneur qu'il a décerné à l'unanimité à la manufacture nationale de Sèvres.

Il a arrêté que ce diplôme était accordé avec la plus grande distinction.

Puis pour reconnaître les effets individuels du personnel éclairé de la manufacture, le jury a décerné :

1° Une médaille d'or aux collaborateurs suivants : A MM. Auscher, chef des ateliers de fabrication ; Hallion, chef des ateliers de décoration; Gobert, peintre de figures; Mmes Apoil, peintre de figures en application de pâtes ; Escallier, peintre de fleurs ; M. Taxile Doat, sculpteur de figures.

2° Une médaille d'argent aux collaborateurs :

A MM. Dutailly, attaché aux recherches céramiques ; Émile Richard, peintre de fleurs ; Legré, contremaître des ateliers de fabrication ; Belet, peintre de fleurs ;

Constantin Renard, chef des ateliers de coulage; Roger, sculpteur d'ornement.

3° Une médaille de bronze aux collaborateurs :

A MM. Meakes. contremaître de l'atelier de moulage ; Louis Bothereau, chef enfourneur; Hurel, poseur de fonds; Leiber, émailleur.

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