‹ La Manufacture nationale des GobelinsChapitre 12 sur 56 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

L’estimation des prix des tapisseries fabriquées à la Manufacture a été faite selon des méthodes très différentes.

Jusqu’en 1792 la tapisserie terminée était purement et simplement estimée au prix payé à l’entrepreneur. Au xviT siècle, la haute lisse valait de 140 à 450 livres l’aune carrée, ce dernier prix est très exceptionnel, en moyenne 266 livres; la basse lisse allait de 117 à 260 livres, en moyenne 145.

Voici quelques prix de 1662 à 1691 :

HAUTE LISSE

Les Actes des Apôtres à 200 livres l’aune, 10 pièces. 34 100 livres. La Tenture de Saint-Cloud à 260 livres, 6 pièces.... 36 455 —

L’ Histoire du Roy à 400 et 450 livres, 14 pièces 1.. . 166 700 —

BASSE LISSE

\J Histoire de Scipion à 140 livres l’aune, 10 pièces. 3i 905 livres.

Méléagre à 180 livres, 8 pièces 14 355 —

L’ Histoire du Roy à 260 livres, 14 pièces 59 202 —

1. Le prix de Y Histoire du Roy est exceptionnel. C’était une suite privilégiée à cause des sujets.

LES GOBELINS

Les prix montèrent au xvine siècle, à cause de l’augmentation de toutes choses et surtout parce que le travail était devenu de plus en plus méticuleux. Vers 1750 la haute lisse est payée jusqu’à 38o livres et la basse lisse de 210 à 290. Comparativement aux autres manufactures, ces prix étaient très élevés; ainsi la basse lisse valait à Beauvais de 160 à 220 livres, dans les Flandres de 110 à 180, à Aubusson de 3o à 100, à Felletin de 10 à 40.

En 1777 l’inventaire porte :

HAUTE LISSE

L'Ambassade turque à 410 livres l'aune, 2 pièces..... 17 788 livres.

L'Histoire d'Esther à 372 livres, 7 pièces 49 768 —

L’ Histoire de Don Quichotte à 36o livres, 14 pièces.. 6: o3i —

La Tenture des Indes à 240 livres, 8 pièces 22 207 —

BASSE LISSE

L'Histoire de Don Quichotte à 279 livres l’aune, 5 pièces. 14 222 livres.

Les Amours des Dieux à 278 livres, 2 pièces 4 180 —

La Tenture des Arts à 220 livres, 2 pièces 8 622 —

L'Ancien Testament à 220 livres, 6 pièces 22 504 —

Les Portières des Dieux de 210 à 220 livres L

Il est à remarquer que les prix de la basse lisse sont quelquefois plus élevés que ceux de la haute lisse et qu’à modèle égal la basse lisse est d’un tiers environ à meilleur compte que la haute lisse à cause de la plus grande rapidité de l’exécution.

Les valeurs portées aux inventaires sous l’ancien régime ne représentent pas les prix de revient; il manque, en effet, les frais généraux, les modèles, l’entretien du matériel et des bâtiments, les matières premières, l’enseignement et l’apprentissage, les secours et les pensions du personnel.

r. Lorsque le fond des Portières des Dieux était entièrement en argent doré, l’aune carrée était cotée 545 livres.

J’ai évalué que pour avoir le prix de revient réel, il faudrait à peu près doubler l'estimation.

Nous n’avons pas d’éléments pour connaître d’une façon précise la méthode de calcul adoptée en 1792 aussitôt après la suppression de l’entreprise; elle devait être assez compliquée, car les tapisseries avaient été commencées avec le travail à la tâche et terminées avec le travail à la journée.

En i8o5 , la liste civile impériale adopte une méthode simple et sommaire; elle prend la somme ordonnancée dans l’année, la divise par le nombre de mètres fabriqués et fixe, selon le quotient , le prix du mètre carré. Exemples : en 1806 les dépenses sont de 190 852 francs, la production est de 89 mètres carrés 91, la division donne 2 122 fr. ; c’est le prix du mètre carré.

La mort du général Desaix d’après Régnault , de 9 mètres carrés 23, est portée à l’inventaire pour 24 877 fr., et les Deux Taureaux de la Tenture des Indes , d’après Desportes, de 17 mètres carrés, pour 36 900 fr. Cette tapisserie fournit l’occasion d’une comparaison intéressante : en 1777 elle est cotée 3 65o livres, mais elle en coûte 7 3oo environ; en 1812 elle revient à 29 600 fr. de plus : c’est le résultat du travail au mois et de la minutie de l’exécution.

Le système de l’Empire était commode , mais il avait l’inconvénient de mettre tous les ouvrages au même prix. La Restauration le modifie d’une façon très heureuse; elle admet toujours que la production doit représenter la dépense, seulement elle attribue aux tapisseries une valeur raisonnée d’après leur qualité. Ainsi en 1822 les crédits sont de 177 712 francs; à la fin de l’année on donne aux tapisseries exécutées pendant l’exercice une valeur égale de 177 712 fr., mais le Saint Bruno recevant un message, d’après Le Sueur, et la Mort de saint Louis , d’après Rouget,

sont estimés 3 000 fr. le mètre carré, tandis qu’une chasuble d’après Laurent est abaissée à 1 000 fr. et un fond bleu fleurdelisé à 5oo fr. pour la même mesure.

Voici les prix de quelques tapisseries de cette époque.

Pierre le Grand sur le lac Ladoga , d’après Steuben;

i5 mètres carrés 16 3o 000 francs.

Chélonis et Cléombrote, d’après Lemonnier; 8 mètres

carrés 87 23 55o —

La Mort de Léonard de Vinci, d’après Menageot;

11 mètres carrés 32 32 800 —

Saint Louis , médiateur entre le roi d'Angleterre et les

barons, d’après Rouget: 17 mètres carrés 32 279 —

Les Pêcheurs de la Tenture des Indes, d’après Desportes; 12 mètres carrés 77 2 5 540 —

La Bataille de Tolosa, d’après Horace Vernet; 18 mètres carrés 98 65 094 —

La liste civile du roi Louis-Philippe suit en principe une méthode à peu près semblable; elle veut également que la production soit l’équivalent des dépenses. Mais il semble qu’elle ait tenu un moins grand compte que la Restauration de la différence de qualité d’une tapisserie à l’autre.

En 1 8 3 3 , elle cote le mètre carré à 4 320 fr. pour certaines tapisseries; en 1 83 5 toutes les tapisseries sont à 3 720 fr. ; en 1844 il en est à 5 000 fr.

Je relève sur les inventaires :

Philippe V , roi d'Espagne, d’après le baron Gérard;

18 mètres carrés 60 80 379 francs.

Henri IV recevant à Lyon le portrait de Marie de

Mèdicis, d’après Rubens; 12 mètres carrés 3i 54 253 —

Les Cendres de Phocion, d’après Meynier; 14 mètres

carrés 45 62 984 —

Le Massacre des Mameluks , d’après Horace Vernet;

21 mètres carrés 112891 —

La Guérison du paralytique , des Actes des Apôtres,

d’après Raphaël; 20 mètres carrés 38 102097 —

La Pêche miraculeuse, même suite; 16 mètres carrés 97. 103649 —

La Mort dAnanie, même suite; 19 mètres carrés 80. 123 4.74 —

Diane, par Oudry.

Déjà sous l’Empire nous avons vu que l’interprétation des modèles de Desportes coûtait cinq fois plus cher que du temps de Louis XVI ; maintenant la comparaison des Actes des Apôtres nous donne des écarts autrement considérables ; en admettant, bien entendu, une méthode de calcul pareille aux deux époques, nous trouvons que la tenture de Raphaël a coûté sous Louis-Philippe environ vingt fois plus cher que sous Louis XIV. Quelle que soit la décroissance de la puissance de l’argent de 1 665 à 1848, la moins-value ne justifie pas une augmentation si énorme du prix de revient, alors surtout que les salaires des tapissiers ont été à peine doublés; le facteur essentiel de l’écart se trouve dans la lenteur de l’exécution.

Après la Révolution de 1848, le ministère du Commerce désire que les Gobelins puissent vendre leurs produits et, dans cette vue, il adopte un système absolument nouveau. Il part de ce principe que la base du calcul doit être le prix de la main-d’œuvre majoré de 20 pour cent pour les frais généraux et augmenté de 5 1 fr. 46 centimes par mètre carré pour les matières premières; lorsque le modèle est payé par la Manufacture, le prix vient s’ajouter au total. La méthode est encore en vigueur aujourd’hui, elle est défectueuse ; on le comprit si bien dès alors que l’administration eut le droit, en cas de mise en vente seulement, d’augmenter ou de diminuer les prix d’inventaire selon la qualité de l’ouvrage; cette faculté resta sans effet.

Les défauts du système apparaissent visiblement au premier examen.

D’abord l’estimation des frais généraux à 20 p. 100 est absolument arbitraire et ne repose sur aucune donnée sérieuse; si la Manufacture voulait vendre toute sa production de l’année à un prix égal au crédit qui lui est alloué, et par conséquent sans bénéfices ni intérêts des capitaux

LES GOBELINS

précédemment engagés, il lui faudrait à peu près doubler le prix de la main-d’œuvre. D’autre part deux artistes tapissiers d’égal talent peuvent avoir des appointements très différents en raison de l'ancienneté des services, et deux tapissiers également consciencieux peuvent avoir une force de production très différente; de là, dans les prix d’inventaire, des écarts très considérables que je vais faire ressortir par des chiffres.

En 1867 on termine le panneau de Baudry le Toucher ; il est estimé 16458 francs; en 1890, la réplique du même modèle d’une exécution semblable n’est estimée que 9271 francs. Le dessus de porte le Printemps et Y Eté du même artiste est à l’inventaire de 1868 marqué 4 240 francs et en 1890 la répétition n'est portée que pour 1 597 francs. Le système, en outre, ne tient aucun compte de la qualité d'art de la tapisserie.

Voici les cotes à l’inventaire de quelques tapisseries selon la méthode de 1848; pour être dans le vrai, il faudrait selon les années augmenter les prix de i3o à 70 p. cent.

L'Assomption, d’après le Titien; 25 mètres carrés 56. 55 403 francs.

U Air, d’après Le Brun; 14 mètres carrés 49622 —

L ’ Aurore, du Guide; 19 mètres carrés 45 55 844 —

La Transfiguration , d’après Raphaël; i3 mètres

carrés 34545 —

L'Apollon, d’après Coypel; 9 mètres carrés 80 45468 —

La Visitation , d’après Ghirlandajo; 5 mètres carrés 14 1 3 573 —

Comitas, d’après Raphaël: 3 mètres carrés 83 6 65g —

Seléné , d’après J. Machart; 9 mètres carrés 60 21 162 —

Homère déifié , d’après M. Ingres; 35 mètres carrés 5. 70 471 —

La Filleule des Fées, d’après M. Mazerolle; 32 mètres carrés 45 146091 —

Le Héron, d’après M. J.-J. Bel lel ; 8 mètres carrés g3. 3oo33 —

Les Digitales, d’après M. A. Desgoffe; 8 mètres carrés 93 i5 375 —

Les Lettres, les Sciences et les Arts dans V Antiquité,

d’après M. F. Ehrmann; 35 mètres carrés 74 75 1 5 1 —

Henri IV, d’après M. Galland; 5 mètres carrés 29.. 21 o5i —

Pégase, d’après M. Galland; 4 mètres carrés 12 20 224 —

Nymphe et Bacchus, d’après M. J. Lefebvre; 3 mètres

carrés.. 12817 francs.

La Céramique, d’après L.-O. Merson; 7 mètres carrés 18. 9814 —

Une autre manière de calculer les prix de revient est à l’étude : je crois que le système de la Restauration est le meilleur, car si l’État ne doit rien gagner sur la vente, il n’est pas rationnel qu’il se mette volontairement en perte.

Les prix arrêtés comme je viens de l’expliquer étaient portés aux inventaires au moment de l’entrée en magasin de la tapisserie, mais ils n’ont pas été maintenus, il s’en faut de beaucoup, par les diverses listes civiles qui se sont succédé.

Le souverain recevait une dotation annuelle à charge d’entretien de certains établissements dont la Manufacture des Gobelins ; en principe il pouvait disposer des tapisseries anciennes et modernes, mais à la liquidation de la liste civile il devait représenter en matières premières et produits fabriqués, une valeur égale à celle de sa prise de possession; s’il laisse moins, il peut être légalement déclaré débiteur de la différence. Il y a donc intérêt pour les listes civiles à amoindrir leur responsabilité et par conséquent la valeur des objets qu’elles prennent en charge. Elles ne s’en firent pas faute aux Gobelins; il est juste cependant d’ajouter que la réduction considérable dont les produits ont été frappés eut aussi pour cause le dédain qu’inspiraient généralement les anciennes tapisseries.

En 1804, lors de la reconstitution de la liste civile, l’intendant général de la maison de l’Empereur fait procéder

LES GOBELINS

à l’inventaire des tapisseries existant à la Manufacture; il en trouve environ 5oo sans compter les parties de pièce, les bordures et les alentours isolés, les meubles et les menus objets.

On commence par diviser les tapisseries en trois catégories :

i° Tapisseries vieilles très usées et hors de service;

20 Tapisseries anciennes ayant déjà servi et plus ou moins passées, mais qui peuvent encore être utilisées pour l’ameublement des palais ou pour les fêtes et cérémonies;

3° Tapisseries nouvellement fabriquées ou neuves quoique d’ancienne fabrique.

La qualité d’art ne fut même pas discutée ; la fraîcheur seule fut prise en considération, et encore cette fraîcheur a-t-elle été accordée arbitrairement, comme nous pouvons en juger par les tapisseries que l’État possède toujours.

Les deux premières catégories furent cotées en partie comme il suit :

Les Mois ou les Maisons royrales d’après Le Brun,

12 pièces 3 178 francs.

Même suite, 11 pièces 1 276 —

Même suite, 12 pièces 85o —

L 'Histoire du roi d’après Le Brun, 16 pièces 6 750 —

Même suite, 10 pièces 3 600 —

Les Aluses d’après Le Brun, 10 pièces 1 120 —

U Histoire de Don Quichotte d’après C.Coypel1,! 5 pièces. 5 65g —

L’ Histoire d'Esther d’après de Troy, 7 pièces 2 160 —

Les Chasses de Louis XV d’après Oudry, g pièces 6 800 —

Chacune de ces suites avait été estimée en bloc, j’ignore sur quelles bases; d’autres tapisseries ont été prisées à la superficie : Tenture du Vatican , d’après Raphaël, 5o francs le

1. Soit 375 francs pièce. En 1880, on a vendu dans le commerce 10 pièces de l’une des nombreuses répétitions de cette tenture au prix de 100000 francs; en 1884, une suite de '5 pièces fut adjugée [40 000 francs en vente publique.

mètre carré; Termes d’après Le Brun, 80 francs; Bataille T Alexandrie d’après Le Brun, ioo francs.

La réduction est encore plus considérable sur les tapisseries qui ne sont pas des Gobelins :

La Flagellation , i pièce io francs.

La Vie de saint Jean , 4 pièces 75 —

Une réduction des Actes des Apôtres, 6 pièces 2bo —

U Histoire de Coriolan, 17 pièces 1 880 —

D’autre part les tapisseries de la troisième catégorie sont cotées en 1 8 1 1 :

Zeuxis choisissant un modèle parmi les plus belles

filles de la Grèce, d'après Vincent 25 760 francs.

Héliodore chassé du temple , d’après Raphaël 26 540 —

L’ Évanouissement d’Esther, d’après de Troy 17480 —

Le Portrait en pied de Napoléon, d’après Gérard 12 5oo —

La Restauration accepte naturellement toutes les estimations antérieures et fait de nouveaux rabais tant sur les tapisseries anciennes que sur les pièces fabriquées sous BEmpire, notamment sur celles qui ont un caractère politique. La plus grande partie des tapisseries sont à cette époque transportées des Gobelins au Garde-Meuble.

Lorsque le roi Louis-Philippe prend possession des Gobelins, il ne tient aucun compte des prix d’inventaire; il fait procéder aux estimations par deux commissaires priseurs de Paris nommés l’un par PÉtat, l’autre par la liste civile; sont présents aux séances l’administrateur de la Manufacture et un inspecteur des domaines, mais seulement pour la constatation des quantités. J’extrais quelques prix significatifs des procès-verbaux de l’expertise :

L’ Histoire de saint Crépin et de saint Crépinien , 4 pièces fabriquées à Paris en 1 6 3 5 à la manufacture de la Trinité, 95 francs ; l 'Histoire de Clovis, Flandres, xvie siècle,

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8 pièces, 206 francs. Des Gobelins : la Tenture des Indes d’après Desportes, de 5o à i5o francs pièce : la Colère d'Achille d’après Coypel, 33o francs; Vénus aux Forges de Vulcain d’après Boucher, 100 francs. Le Portrait de Charles X , par Gérard, 100 francs au lieu de 21 754 fr. Zeuxis choisissant un modèle , 400 francs, au lieu de 25 760 francs, prix de 181 1 ; Pierre le Grand sur le lac Ladoga , d’après Steuben, 4000 francs au lieu de 3o 000; le Général Bonaparte visitant les pestiférés de Jaffa , d’après Gros, 10000 francs au lieu de 61 5oo ; aucune tapisserie ne fut mieux traitée.

La liste civile du second Empire suivit les précédents; elle prit les anciennes tapisseries aux estimations de l’inventaire et fit des rabais considérables sur les ouvrages nouveaux. U Entrée d'Alexandre dans Babylone , d’après Le Brun, de 122 622 francs est descendue à 5 5oo; les Cendres de Phocion d’après Meynier, de 62 984 francs à 3 000; la Guérison du paralytique d’après Raphaël, de 102 097 à 5 000; ces trois tapisseries avaientété terminées de 1 83 3 à 1845.

En somme, le système d’estimation adopté par les listes civiles depuis 1804 peut se résumer ainsi : i° ramener les anciennes tapisseries à un prix arbitraire et le plus bas possible; 20 opérer sur les tapisseries exécutées sous les règnes précédents des rabais variables allant jusqu’à 95 p. 100; 3° inscrire les tapisseries terminées pendant le règne avec le prix de revient calculé réglementairement au moment de l’achèvement de la pièce.

Les Républiques ont été plus justes, elles ont conservé les prix des inventaires sans faire subir aucune réduction aux tapisseries des précédents gouvernements.

On comprend maintenant que faute d’unité dans les calculs du prix de revient et dans l’appréciation des tapisseries anciennes, les valeurs portées aux inventaires de l’Etat ne peuvent avoir qu’un intérêt de curiosité.

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