Voir aux Annexes
tapissiers s’abstenaient généralement de venir au prêche. Le vicaire de Saint-Hippolyte n’était pas très exact, car le personnel demanda et obtint en 1697 un chapelain à titre fixe pour dire la messe et enseigner aux enfants la lecture, l’écriture, l’arithmétique et le catéchisme.
Cette école primaire obligatoire dura fort longtemps, je l’ai retrouvée sous le règne de Louis-Philippe, mais les résultats en furent toujours médiocres; sur les réclamations du personnel, un maître laïque remplaça, sous Louis XV, le chapelain que le service religieux détournait trop de l’enseignement.
L’académie de dessin fut supprimée sous le duc d’Antin. Je n’ai pu découvrir ni l’acte de suppression qui a dû être signé après 1708, ni les motifs de cette regrettable mesure.
L’école fut rétablie en 1737, par arrêt du conseil d’Etat. Voici l’analyse de cet acte très intéressant, qui peut, même après tant de règlements édictés depuis, être donné comme un modèle du genre1.
Le roi, informé que l’instruction des élèves est depuis longtemps négligée aux Gobelins, décide qu’il y a lieu de faire un nouveau règlement pour le soutien de la Manufacture.
L’école académique sera suivie obligatoirement, sous peine d’une amende, par tous les enfants entretenus et les apprentis, et facultativement par les ouvriers de la Manufacture hors d’apprentissage. On dessinera deux heures par jour. Il y aura trois classes. La première recevra les commençants qui étudieront d’après des dessins; les élèves les plus capables passeront dans la seconde classe où ils seront accoutumés à dessiner d’après des tableaux, à la grandeur même de l’original; les apprentis propres à devenir des offi-