‹ La Manufacture nationale des GobelinsChapitre 3 sur 56 · Voir aux Annexes les noms des collaborateurs de Le Brun · texte numérisé non relu

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pour la répétition d'un même modèle. Ils en usèrent avec un sentiment si juste de la décoration textile, qu’il n’est pas une de leurs tapisseries qui ne soit supérieure au modèle. Évidemment ils respectaient le trait et ne se permettaient pas de changer les couleurs, mais au lieu de pousser dans le modelé et les demi-teintes, ils procédaient avec franchise par teintes plates et presque sommairement. Ainsi, par exemple, pour passer de l’obscur au clair d’une draperie au lieu de dégrader d’une façon imperceptible à l’œil, ils ne prenaient qu’un ou deux tons intermédiaires; souvent même le passage est fait en manière de peigne, les dents foncées s’enlevant sur le clair, selon la méthode flamande des bonnes époques.

Je puis donner par des chiffres une idée assez juste de la technique d’alors. La tapisserie Y Audience du Légat de la suite Y Histoire du Rojr est regardée comme la pièce maîtresse des Gobelins sous Louis XIV ; la pensée est de Le Brun, la peinture de Mathieu, l’exécution a été conduite par l’entrepreneur Lefebvre de 1671 à 1676, van Kerchoven teignit les laines aux Gobelins, mais les soies teintes venaient alors de Lyon.

Le sujet représente 1’ « Audience donnée par le Roy Louis XIV a Fontainebleau, au cardinal Chigi, neveu et

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