‹ La MaratreChapitre 4 sur 93 · GODARD, LE GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

GODARD, LE GÉNÉRAL

godard , entrant.

Général !

LE GÉNÉRAL

Ah ! bonjour, Godard! Vous venez sans doute passer la journée avec nous ?

GODARD

Mais peut-être la semaine , général , si vous êtes favorable à la demande que j'ose à peine vous faire.

LE GÉRÉRAL.

Allez votre train ! je la connais votre demande... Ma femme est pour vous... Ah ! Normand , vous avez attaqué la place par son côté faible.

GODARD

Général, vous êtes un vieux soldat qui n'aimez pas les phrases, vous allez en toute affaire comme vous alliez au feu...

LE GÉNÉRAL

Droit, et à fond de train.

GODARD

Ça me va ! car je suis si timide...

LE GÉNÉRAL

Vous! je vous dois, mon cher, une réparation: je vous prenais pour un homme qui savait trop bien ce qu'il valait.

Pour un avantageux! eh bien! général, je me marie parce que je ne sais pas faire la cour aux femmes.

LE GÉNÉRAL, à part.

Pékin! (Haut.) Comment, vous voilà grand comme père et mère, et... mais, monsieur Godard, vous n'aurez pas ma fille.

GODARD

Oh ! soyez tranquille ! Vous y entendez malice. J'ai du cœur, et beaucoup; seulement, je veux être sûr de ne pas être refusé.

LE GÉNÉRAL

Vous avez du courage contre les villes ouvertes.

GODARD

Ce n'est pas cela du tout, mon général. Vous m'intimidez déjà avec vos plaisanteries.

LE GÉNÉRAL

Allez toujours !

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