FERDINAND, GERTRUDE
GERTRUDE
Hier, vous me trompiez ! Vous êtes venu, cette nuit, ici, par ce salon, avec une fausse clef, voir Pauline, au risque de vous faire tuer par monsieur de Grandchamp ! Oh ! épargnez-vous un mensonge. Je vous ai vu, j'ai surpris Pauline au retour de votre promenade nocturne. Vous avez fait un choix dont je ne puis pas vous féliciter. Si vous aviez pu nous entendre hier, à cette place ! voir l'audace de cette fille, le front avec lequel elle m'a tout nié , vous trembleriez pour votre avenir , cet avenir qui m'appartient, et pour lequel j'ai vendu corps et ame.
FERDINAND, à part.
L'avalanche dos reproches ! (Haut.) Tâchons, Gertrude, de nous conduire sagement l'un et l'autre ? Evitons surtout les vulgarités... Jamais je n'oublierai ce que vous avez été pour moi ; je vous aime encore d'une amitié sincère, dévouée, absolue; mais je n'ai plus d'amour.
GERTRUDE
Depuis dix-huit mois?