‹ La MaratreChapitre 53 sur 93 · SCENE ix · texte numérisé non relu

SCENE ix

Les Mêmes, GODARD.

GODARD

Mesdames, je suis déjà venu pour vous présenter mes hommages et mes respects, mais j'ai trouvé porte close... Général, je vous souhaite le bonjour. (Le général lit les journaux et salue de la main.) Ah ! voilà mon adversaire d'hier. Vous venez prendre votre revanche, docteur ? •

VERNON

Non, je viens prendre le thé.

GODARD

Ah! vous avez ici cette habitude anglaise, russe et chinoise.

PAULINE

Préférez-vous le café?

GERTKLDE.

Marguerite, du café.

GODARD

Non, non, permettez-moi de prendre du thé ; je ne ferai pas comme tous les jours... D'aillenrs vous déjeunez, je le vois, à midi, le café au lait me couperait l'appétit pour le déjeuner. Et puis les Anglais, les Russes et les Chinois n'ont pas tout à fait sort.

VERNON

Le thé, monsieur, est une excellente chose.

GODARD

Quand il est bon.

PAULINE

Celui-ci, monsieur, est du thé de caravane.

GERTRUDE

Docteur, tenez, voilà les journaux. (A Pauline.) Va causer avec monsieur de Rimonville, mon enfant ; moi, je ferai le thé.

Mademoiselle de Grandchamp ne veut peut-être pas plus do ma conversation que de ma personne?...

Page 1