SCÈNE IV
Le* Mêmes, EUGENIE, NATHALIE.
eugénie Bonsoir, maman! bonsoir, bon ami!
Tout le inonde fermait , nous avons fermé et n»u» voila .. Es-tu mieu»?... oui. il me semble! Je te trouve un air de contentement, bonne mere, h est-ce pas. Nathalie?
mstraur. Oui... Est -ce que ce monsieur est déjà venu ?
Timothée. Non, mon bijou.
•t"* Gérard. (A Nathalie. I Tu supposes donc que sa visite aurait pu me réjouir, ma fille?
math a u R, Non, maman; mais puisque tu la rrdo.rtei. je pensais que tu pouvais être heureuse de n avoir plus à l’attendre.
*"• dilaroe. C’est logique!
H"* Gérard. Tu as de l'esprit.
rcGÉvm. Dis donr, maman? (4 Timothée.) Il ue faut pa» le fâcher, toi, entends-tu T (A M“ # Gérard J Puisque monsieur Raymond doit venir, et que cela te chagrine, hou* re> lirons toutes deux avec toi. dis, et je n'irai pa» au bal... Ma sœur a beau me soutenir que ce n’est pa» une raison. u“* Gérard. Ah ! ta sœur dit cela ?
TIMOTHÉE. A Ions, bon.
VATHvi.lt, amèrement. Tu remis mal mes parôle». Eugénie, et re n’nt pas charitable, sachant qu ici j'hî plus souvent tort que toi... J'ai dit que ton absence pourrait faire parler, voilà tout... Tu conviendras que je n’y suis pour rien , moi... Je ne cannai* pas vos fèie*.
M"* Gérard. Eugénie, In a* eu là une bonne pen»ée. De cette façon, il n’y aura point de jnlouse : et c'est si laid d'être jalouse, n 'est-ce pas Nathalie?
WA ni vue. Ce*t pour moi que tu parles, maman ? SA"* GÉRARD. C'est à toi . au moins ! ( A Timothée.) Comme elle a le regard de ma belle-mère!
TIMOTHÉE. Elle n'avait point de vilains yeui ta belle-mère.
GÉRARD. Voyons, me» amis, faut-il. oui ou non, qii'Eugénie aille au bal?
TiMorHÉE. Moi, je pense que oui, et tous, marne Larue?
m»“ DfLARirv. El moi je dis que non, à moins que Nathalie n'y aille avec elle : les deuz ou pas une. ( A denu-noir.) Assez de préférence comme ça aussi 3
«"• gérard, qui a entendu. Marguerite!.,,
DELARUE. Oui!
ifATHALiC. Je crois que vous vous tromper, madame Delarue. Notre ab«ence à toute* deut étonnerait... et non la présence de ma sœur toute seule. On sait bien que je ne sors jamais.
u“* ..ÉRARt». Ah! on sait cela?... El pourquoi ne sortez-vous jamais, Nathalie?
Nathalie. Ob! parc© que... parce que ce n'eet pas mon goût (A ll“» Gérard avec tristesse.) Vous me parlez bicu durement, ma mère.
nr.ÉviR, à part. Pauvre sœur!... je l'ai encore fait gronder.
n“* GÉRARD. Marguerite et toi vous avez raison bugénte ; tu restera*. Encore ce sacrifice. Ce n’est n est pa* quand la famille Gérard va comparaître devant son drstiti qu'il peut être question de fêle dans cetie maison, vouée depuis trois ait* à la retraite et au travail. Pardonne-moi. Timothée ; je le 1 avais promis par faiblesse; nui» c'éteit injuste... et c'eût été impie... Nous neo irons comme ; part que dans tes peines, pauvre ami.
tmornét Non, mil* j'n» sui« lè-desso» que le guignon e»t tout de même une du plu* eurieu»ei inventions du laboratoire inconnu où l’on » amuse U-bas à k moquer d>t rooruli... Je demande un peu ce que cela aurait pu lui faire, • ce monsieur Raymond. de s'en venir demain eu lieu d'aujourd'hui. (On sonne.)
u"* GKNaxD, porta»! fa main à son cour. C est lui I
bucénie, courant. J'y rais.
Nathalie, eoufon! fa retenir Non... IBffe s’arrtte confuse et p*irte ta main à ta poitrine : à part.) Tu et raison, rua mer»*, cei homme est notre destin,