‹ La mare d'Auteuil (volume 2)Chapitre 13 sur 28 · tf · texte numérisé non relu

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-^ (Al il y a des gens qui se moqueust Ab tottti!... Ensuite j^ai pense aussi que^.. si vans ^¥Ottliez«.. car «nfin, blet au soir vous avez tu ma bourriehe, n'est-€e pas, mam^zellé, et voi^ savez que mes buitres ne sCNst pas des inventions jpour attraper Goralie !

— Sans doute ; je vous compk>end89 M. Cotonnet, vous dëairez que j'aille affirmer a CoraKe que vous me mentiez pas en loi disadt ifue vom aviez des buitres pour die...

— C'est eela, mademoiselle, ça melerak bien plaisir ; non q«e je pense que cela fera revenir •CoraMe sur sa résolution de ne plus me voir.^» Oh ! elle ne m'aime plus, je l'ai bien remarqué d^uis quelque temps... et on ne peut pas forew l'amour i revenir sur ses p^s quand il a une fois pris sa canne et son diapeau !«.. Mais, c'est égal, je serais bien aise de ne point passer b ses yeux pour un menteur... pour unfaisîeur d'bisloires... d'abord je ne sais pas en faire, flwrf, des Iqstoires... ensuite je ne lui ai jamais dit unmensonge à Coraile, et je ne veux pas qu'Ole puisse avoir ce reproche à m'adresser.

— Soyez tranquille, M. Ck)toftnet, je verrai Coraiie, j'Irai exprès pour vous xiâs ce soir, le lui dirai ce qui est, il ne me sera pas difficile de

M proinr«p que tow ne lui avei pat isenti.

— Mereî, mademoiselie... je ton» suis bten Migi.,4 £twe peitteltez-vons derevetrir... pour sayeir settlemeoft ee qu*d)e voiis a«ra rëpoiiidu ?

— Maisy eeMJataemeat^ }e n^ Tois aaoua îmeonvéïiient.

— En ee eas^ je veriéndrai demaio... « rùv» y êtes... Si Tt)08 n'y étea pas, ça ne fcil rien, je MvtotMlpai B^« antre ibîs*..

^ J'y dttis toujours, moi, je ne> son que ponv reporter nio& ouvrage tous les samedis dans IV prèflHitfiéeé.. exeeptë cela, il esl bien rao^ qne je

— Au revoir, mademoiselle Augusiaf 4*. en tous remerciant mlBè foîs dé votre bonté. «*

— Maifl^ ériaf n'en vaut pas la peine. ..

— Elle est bien jolie votre chambre rose... àb ! OMUe n'a jamais en l'idée d'arranger sa chambre comme ça...

dot^nnel va s^éfoigner ; <naîs au moment de iMiftir #e k cliaûibre, il s'an^éte en s'écriant s

->— Ah! mon Weni h propos*., suis-je béte... oà diable ai^je donc l'esprit?* . . C'est le chagrin qui itti'^brntit...

— Qu'est-ce donc, M. Cotonnet ?

•^ Hàfm^sMlie, c'est qu'en Mehant que je mon-

tais chez vous, vôtre portier m'a dit : « Monsieur, voulez-vous vous charger d'une lettre pour mademoiselle Augusta?» Gomme de raison j'ai accepté, et je n'y pensais plus.. • j'allais m'en aller avec la lettre sans vous la remettre...

— Une lettre pour moi... c'est bien singulier, je n'en reçois jamais... à moins que ce ne soit... oh ! mais non, ce n'est pas probable !...

Augusta a poussé un profond soupir, une pensée triste vient d'assombrir son âme, et c'est presque en tremblant qu'elle reçoit la lettre que Gotonnet lui présente ; elle jette aussitôt les yeux sur la suscription, et murmure presque imperceptiblement :

— Oh non!... ce n'est pas de lui...

Gotonoet, ayant remis la lettre dont il s'était

chargé, dit de nouveau adieu à la jeune fille et se hâte de s'en aller pour laisser Augusta libre de lire ce qu'on lui écrit.

— Que j'étais folle! se dit Augusta tout en considérant l'écriture de l'adresse, espérer que cette lettre était de... mon père!... est-ce que mon père s'occupe de moi !... est-ce qu'il se rappelle seulement que j'existe !... Mais qui donc peut m'écrire?... Voyons !

Elle brise le cachet, regarde la signature ; aus-

sitôt une vive rougeur colore son visage, et elle cesse de lire en se disant :

— M. Achille Rocheville... comment ! il ose m'écrire..; c'est bien hardi cela, car enfin je ne le connais pas, moi, ce monsieur!... je ne devrais peut-être pas lire sa lettre... mais je l'ai décachetée... et maintenant, je lui dirais que je n^l'ai pas lue qu'il ne le croirait pas... Voyons donc ce qu'il m'écrit... Mon Dieu !... c'est singulier... je me sens tout émue... oh! c'est de colère de ce qu'il ose m'écrire.

Tout en cherchant à se persuader qu'elle est en colère, Augusta lit avidement ce billet :

u Charmante Augusta,

uVous allez me trouver bien hardi, bien audacieux, bien impertinent peut-être, et pourtant, quand on brûle d'envie de faire la connaissance d'une personne, et qu'elle ne veut jamais nous écouter, qu'y a-t-il de mieux à faire que de lui écrire! Je n'ai pas besoin de vous dire que vous êtes fort jolie, vous le savez ; de vous répéter que je suis fou de vos beaux yeux, vous le savez aussi. .Mais vous me fuyez, et c'est fort mal. Quelque chose me dit que nous devons finir par nous

rapprocher.... pourquoi donc reculer ce moment

qui rioil infailliblefiielit arriTer ? Rapprosbiùs*nous tout de suite. Si vous refuses àt iÉ'ëooutar^ vous serez cause d'un grand malheur : Teau, le fer ou le poison seront ma ressource ; mais iwatehement j'aimerais mieux mourir dans vos bras. Je vous attends oe soiri à neuf heures, dans le passage noir de TOpéra, et si vous ne tenez pas, je vous le répète^ mon désespoir est capable de me porter à quelque fâcheuse ^trémitëj nais vous ne voudrez pas bm mort, et vous viendrez, ne fut-ce que pour me dire que vous me détestez. J'aimeràia mieux cela que de vous attendre en vain.

« Celui qui jure de vous adorer toute sa vie.

« ACBlLLE IloCAfiViLtfi. »

Après avoir lu ce billet^ Augusta reste quelques moments pensive. D'abord cUe a éprouvé du dépit, parce que le style de la lettre lui a semidé très-libre et presque familier, puis la èolère a fait place h l'envie de rire, et elle a fini par jeter la missive sur une table en se disant :

— Il kne liroit donc bien niaise, cemonsieurli.. menacer de se tuer si je ne vais pas k ce rendëâBvottSé.. Oh! je ne craîiis pascelaL.. on neaetois

pas pour quelqu'un qui veut toujours rester honnête... Me donner un rendez-vous... et croire que j'irai? Il a donc une bien mauvaise opinion de moi, ce monsieur... Âh! c'est qu'ils en trouvent tant qui leur cèdent si facilement... J'irai ce soir chez Goralie, d'abord, pour faire plaisir à ce pauvre Cotonnet, et ensuite... je tâcherai de savoir si M. Achille lui fait encore la cour... Ce ne sera pas difficile, elle aime tant à parler de ses conquêtes... G^est dommage pourtant que ce jeune honome soit un coureur... car il est très-bien I

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