‹ La maréchale d'AubemerChapitre 118 sur 155 · CHAPITRE Xlf · texte numérisé non relu

CHAPITRE Xlf

suites. Laissant ce nouveau scorpion dans le cœur de madame de Saveuse, l'excellent M. Ghevreux se retira ayant dans sa naïve bonhomie bouleversé l'existence de tout cet intérieur et compromis sa favorite devant le public sans en avoir le moindre soupçon.

A peine la calèche de la maréchale partie, Henri avait dû avouer qu'il souffrait beaucoup, l'épaule droite était pour le moins fort contusionnée et le poignet foulé. Il avait voulu monter le cheval de son palefrenier, le sien étant blessé, mais en avait reconnu l'impossibilité et accepté l'offre de la duchesse de Montford de le reconduire chez lui.

Lionel avait été désagréablement frappé de l'état de sa femme; il la savait impres-

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siomiable au danger des autres, mais de sa vie elle ne s'était évanouie; cela lui déplaisait. Toutefois les soins à donner au cheval de Henri, superbe animal, l'animation du terrain de course, les paris, l'habileté à fixer les différences, l'attention à les régulariser, l'argent à perdre , à gagner, tout cela l'avait sufTisamment distrait pour que l'épisode de la chute fût à peu près effacé lorsqu'il descendit de cheval chez la princesse Simon, au retour de Vincennes.

« Eh bien, lui dit-elle, quel parti allezvous prendre? n '

Lionel était à mille lieues de penser qu'il fut appelé à une décision; mais madame de Montford agit si puissamment sur cette nature aussi faible que grossière, qu'en une demi-heure elle l'eut monté à

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