‹ La maréchale d'AubemerChapitre 13 sur 155 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

n'en trouve plus ! . . . Heureuse encore si j'en suis quitte pour cela ! elle va peutêtre s'installer à mon coude, m'appelant à tout propos : « tante Emilie » ou a madame la maréchale » selon qu'elle est la Grâce ou la Muse d'Uzerche, selon qu'elle vise au naïf ou au sublime ! . . . Parfaitement heureuse!!.,, je lui fais mon compliment de trouver le bonheur à être la femme du comte Lionel de Saveuse...

cela me donne sa mesure... Après tout, elle ne connaît pas autre chose, et il y a des gens qui le trouvent très-beau... A propos, il n'y a rien dans la lettre sur la figure de la petite... non rien... elle est sûrement tout au moins laide... peutêtre affreuse... pas affreuse, sa mère aurait dit quelques mots pour en affaiblir

l'impression... une figure très-ordinaire. — Caroline a pourtant raison, c'est quelque chose de sacré, le bonheur d'un jeune cœur ! mais comment veut-elle que je le lui garantisse? Hélas! le bonheur n'est-il pas fondé sur des illusions, et qui les a jamais conservées?... Allons, je ferai de mon mieux... mais voilà un lourd fardeau me tombant sur les bras... je voudrais n'y^ plus penser... à chaque jour suffit sa peine. » Et madame d'Aubemer reprit résolument la lecture si souvent interrompue, tournant les pages sans leur prêter la moindre attention.

({ Je ne ferai ma toilette qu'après dîner, » dit-elle à mademoiselle Julie qui se présenta à la porte pour annoncer que l'heure en était dépassée. Elle ne se mit point à

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