‹ La maréchale d'AubemerChapitre 144 sur 155 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

esprit, la rendaient presque folle. La journée du lundi s'achevait; la maréchale prétexta une affaire imprévue, et prit dès le lendemain matin la route de Paris, bien décidée à obtenir un éclaircissement. Le hasard lui fit rencontrer M. Ghevreux comme elle arrivait chez elle ; elle le fit appeler. A peine entré dans son cabinet :

(( Dites - moi , je vous prie , demanda-t-elle, ce que vous savez d'un prétendu mariage de Henri d'Estouteville.

— Hé, mon Dieu ! je sais que cela est très-vrai, et je n'ose pas vous dire combien cela m'afflige : je croyais, je désirais,

j'espérais autre chose » La maréchale

fit un mouvement d'impatience, « Pardon,

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pardon, je comprenais bien que vous n'en auriez pas voulu ; mais permettez-moi de le dire, madame la maréchale, j'en suis fâché, très-fâché. Ce qui est vrai aussi, c'est que le comte Henri est fort malade; je n'ai pu le voir, et j'ai rencontré l'abbé Blondel qui sortait de chez lui avec un visage consterné.

— L'abbé Blondel est ici?

— Oui, il est venu pour des affairés du chapitre de Metz ; c'est un excellent homme, et bien plus savant qu'il ne se donne pour être : j'ai eu occasion de lui demander des recherches dans les archives de Lorraine, et.... »

Madame d'Aubemer, qui se souciait peu des archives de Lorraine en ce moment, coupa court à la conversation, congédia

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