‹ La maréchale d'AubemerChapitre 152 sur 155 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

(( Ne parlons plus de M. Dumas ni de Magnanville ; puisqu'il vous faut cinq cent mille francs, je tâcherai de vous les trouver.

— Mais cela sera-t-il possible pour aujourd'hui ?

— Où est la difficulté, avec des biens dans l'état où sont les vôtres? »

M. Norbert ouvrit un tiroir de son bureau.

« Vous les voulez absolument aujourd'hui ?

— Oh ! oui, mon cher monsieur Norbert, aujourd'hui, ce matin, tout de suite, dit la maréchale en avançant les mains.

— La la, ne regardez pas tant ce tiroir, ils n'y sont pas, j'y prenais une liste de créances à recevoir ; mais ce n'est pas pour aujourd'hui, il me faut du temps pour

trouver l'argent, et pour légaliser la transaction ; je voudrais emprunter sur notre crédit, je serais fort contrarié d'hypothéquer vos biens... Vous êtes bien sûre qu'il vous faut cette grosse somme aujourd'hui même ?

— Oh oui , bien sûre ; ne revenez pas sur vos paroles, vous m'avez dit que cela ne faisait pas difficulté.

— Allons, vous l'aurez, reprit M. Norbert en arrachant un soupir du fond de sa poitrine, mais pas avant ce soir. »

La maréchale fut obligée de se contenter de cette promesse ; elle passa la journée à préparer son départ pour le Limousin. La soirée s'avançait, et son anxiété devenait extrême, lorsque M. Norbert parut enfin avec son premier clerc, et tous

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