CHAPITRE PREMIRR
mier début; des jeunes femmes accomplies, dont l'éclat parerait la fête; voire même pour de vieux parents n'allant plus dans le monde, mais ayant pourtant un vif désir de voir encore une fois ce qu'il présentait de plus brillant, etc., etc. Les nouveaux billets étaient de la même nature; on attendait les réponses. La maréchale en donna quelques-unes de favorables pour s'éviter l'ennui d'écrire, non sans penser combien cela lui ferait de tracasseries vis-à-vis de personnes précédemment refusées. Puisant de la résolution dans son humeur, elle dit en réponse à d'autres :
« Je suis sortie , et si on revient, je ne serai pas rentrée ; faites fermer ma porte, » et elle reprit le malencontreux discours
qu'elle avait commencé avec intérêt, mais qui souffrait de ces contrariétés multipliées ; elle voulait pourtant en pouvoir parlera l'auteur, et tournait négligemment les pages, afin de tomber sur quelque phrase à effet dont elle pût se servir vis-àvis de lui , lorsque la duchesse de Montfor d fut annoncée.
(( Chère amie , je sais que votre porte est défendue , je sais que vous ne donnez plus de billets pour votre bal de demain ; en conséquence, fentre^ et je viens en prendre deux, » dit-elle en s'avançant vers la table où il y en avait une pile; et, s'emparant de deux : (( Vous allez me demander pour qui ?... je n'en sais rien. » La maréchale sourit.
(( J'aime mieux cela, j'en aurai la