‹ La maréchale d'AubemerChapitre 48 sur 155 · UN BAL · texte numérisé non relu

UN BAL

La fin du carnaval amena le jour destiné à la fête de l'ambassadrice d'Angleterre, ce devait être la dernière aussi bien que la plus splendide de la saison et les belles dames se mettaient sous les armes pour y briller.

Dès le matin une première demoiselle de mademoiselle Augustine, la couturière en renom, avait apporte chez madame de Saveuse un délicieux habit de bal en s'in-

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formant à quelle heure elle devrait venir l'habiller et prévenant que mademoiselle j, en personne , jetterait le dernier coup d'œil sur la toilette de madame la comtesse. Celle-ci se serait volontiers refusée à toutes ces obligeances si elle n'y avait reconnu la sollicitude de sa tante. Elle accepta donc en indiquant une heure qui surprit fort la demoiselle de mademoiselle Augustine, accoutumée à voir les dames, vêtues d'aussi élégants costumes, n'arriver au bal que lorsque leur entrée y pourrait faire sensation ; mais madame de Saveuse projetait d'aller attendre à l'hôtel d'Aubemcr le moment où madame de Montford la devait mener à l'ambassade d'Angleterre, sans penser au danger de froisser sa robe, et la duchesse l'avait fixé plus tôt

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