‹ La maréchale d'AubemerChapitre 67 sur 155 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

changer ses habitudes et de revenir à une vie sérieuse; mais bientôt les entraînements de Paris dissipaient ces éclairs de sagesse, et sans renoncer entièrement à ces projets, il les ajournait à l'époque de

son mariage.

Le marquis d'Estouteville avait vu enlaidir l'aînée des comtesses Foreignstein sous ses yeux et présageait le même sort pour la seconde ; après mûres réflexions il avait pensé mieux, que Henri s'habituât graduellement à la figure qu'il était destiné à posséder toujours à ses côtés ; mais celui-ci ayant dit une fois d'un air de tristesse et de répugnance assez marqué que la petite de Foreignstein était cruellement laide avec cette robe rose dont on l'avait aflublée pour la conduire au parloir, le

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marquis changea ses batteries ; il confia l'enfant à sa sœur, abbesse d'un couvent à Caen, et redoubla de soins pour jeter son fils dans le tourbillon du monde en éloignant par la dissipation toute idée du bonheur domestique ; ses discours tendaient sans cesse à démontrer que ce bonheur, peut-être fort désirable, par un motif ou par un autre ne se rencontrait jamais tel qu'on l'avait rêvé ; l'application malheureusement ne manquait pas au précepte quand on regardait dans les intérieurs.

La princesse Simon de Montford devint une utile auxiliaire pour le marquis. Rien n'est plus fatal à un jeune homme qu'une liaison avec une femme d'esprit profondément immorale, et la princesse Simon, pos-

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