‹ La maréchale d'Aubemer nouvelle du 18. siècleChapitre 16 sur 17 · VN NOTAIRE D’AUTREFOIS. — OONCLDSION · texte numérisé non relu

VN NOTAIRE D’AUTREFOIS. — OONCLDSION

Une semaine d’attente s’était lentement écoulée, lorsquemadamed’Aubemeradressa à un nouvel arrivant de Paris celle question banale :

« Quelles nouvelles dit-on?

— On. ne s’occupe que du mariage du comte Henri d’Estouleville.

— Vraiment! reprit la maréchale en

souriant. Cela me paraît un soin prématuré. '

— Mais pas tant, s’il se fait la semaine prochaine; au reste, vous en savez plus que moi, puisque je vous vois dans la confidence. Cependant le marquis m’a dit en recevant mon compliment, qu’ils partaient jeudi pour Caen où le mariage se faisait; je n’ai pas vu Henri. »

La maréchale eut peine 'a cacher son trouble; peu d’instants ensuite la poste lui apporta une lettre de Gudule : après avoir •dit sa satisfaction d’avoir trouvé son grandpère hors de danger, elle racontait l’étrange billet reçu le jour de son départ de Magnanville, et avouait ne pouvoir plus supporter l’incertitude où il la plongeait; elle conjurait sa tante de l'éclairer sur son

LA MARÉCHALE D’AUBEMER

malheur, et de mettre un terme aux mille conjectures qui, en se succédant dans son esprit, la rendaient presque folle. La journée du lundi s’achevait; la maréchale prétexta une affaire imprévue, et prit dès le lendemain matin la route de Paris, bien décidée h obtenir un éclaircissement. Le hasard lui fit rencontrer M. Chevreux comme elle arrivait chez elle; elle le fit appeler. A peine entré dans son cabinet :

« Dites-moi, je vous prie, demanda-t-elle ce que vous savez d’un prétendu mariage de Henri d’Estouteville?

— lié, mon Dieu! je sais que cela est très-vrai, et je n’ose pas vous dire combien cela m'afflige : je croyais, je désirais, j’espérais autre chose » La maréchale

fit un mouvement d’impatience. « Pardon,

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pardon/ je comprenais bien que vous n'en auriez pas voulu ; mais permettez-moi de le dire, madame la maréchale, j’en suis fâché, très-fâché. Ce qui est vrai aussi, c’est que le comte Henri est fort malade; je n’ai pu le voir, et j’ai rencontré l’abbé Blondel qui sortait de chez lui avec un visage consterné.

— L’abbé Blondel est ici?

— Oui, il est venu pour des affaires du

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