IVI. de Suint-André regarda la porte de la
cl)aml)re, et la porte était fermée, et aucun bruit ne s'était fait entendre avant la toux du juif.
— Toi ici, Isaac! dit-il en cédant à un mouvement de surprise. Mais assurément tu t'entends avec le diable, et le diable seul a pu l'introduire à celte heure dans ce château, et dans ma chambre sans te faire passer par la porte.
— Oui, répondil-il avec son sourire ironique, oui, en effet, je m'entends avec le diable; car je sers la coquetterie d'une vieille fenifne, et c'est pour être toujours belle qu'elle me reçoit dans ce château; je m'entends avec le diable , car je me suis mis dans la tète de faire un ambitieux d'un homme de plaisir, et je viens voir si mon ouvragée est en bon train. Quant à mon entrée ici, qu'a-t-elle d'étonnant ? on peut se dispenser de passer par la porte quand on a connu les plans et tous les secrets de la construction d'uu château féodal. ,,
— Tu es partout, tu sais tout, tu fais tout; ai-je donc tort de dire que tu t'entends a\ec le diable? C'est toi, j'en suis sur, c'est toi qui m'as attiré ici ! La cause secrète de cette réunion dont on m'a donné tout l'honneur n'est pas ailleurs que dans ta lète, je le parierais...
— Plaignez-vous donc ! vous voici à la direc-