‹ La maréchale de Villars et son tempsChapitre 11 sur 91 · LA MARÉCHALE APRÈS MALPLAQUET · texte numérisé non relu

LA MARÉCHALE APRÈS MALPLAQUET

Quand ie marécbal de Viilars fut blessé, le . 1 1 septembre 170g, à la bataille de Malplaquet, la nouvelle en arriva ie 1 3 à Versailles. On sut •dès ce premier moment que le maréchal de Viliars était graveruenl atteint au genou. La marécbaie partit de Versailles le soir n^^me du i3 pour aller joindre son époux. La blessure donnant de sérieuses inquiétudes , le roi ordonna à son premier cliirurgien de se rendre sur-lechamp en Flandre, auprès du blessé, qui dut âubir une opération très douloureuse, sur laquelle une affectueuse lettre du roi put verser quelque baume. Le roi, qui l'avait déjà nommé duc, le gratifia de la pairie héréditaire après Malplaquet. Des son arrivée auprès du malade, la maréchale s*empressa d'écrire à M*"* de Maintenon, pour lui en donner des nouvelles, le maréchal ne pouvant le faire lui-même. Celte

LA M.U\fcCUAL£ APUÈS MALPLAQLëT. 27

lettre nous a été conservée, elle est du 20 septembre 1709:

«Les douleurs que causait le laiton à la plaie

nde M. de Villars, et qui! ne pouvait plus «supporter, ont été cause, Madame, quil a fallu 1* ]*ôter; il ne s*en est pas trouvé mal : et plût « à Dieu que je n eusse que cette inquiétude I «J'en ressens une si vive, Madame, par la nou* tt velle découverte qu on vient de faire à sa bles- «sure, qu'à peine ai-je la force de vous en «écrire. Pardonnez-moi, Madame, de vous re- « mettra à M. Maréchal (le chirurgien du roi), «pour vous instruire de ce nouvel accident. Jai « le cœur trop serré pour en pouvoir faire le u détail. li me parait, Madame, que M. Mai cchai «nous est nécessaire plus que jamais, et M. de ' « Villars a grande envie aussi d être à portée de «lui. Son état serait encore heureux, si vous « l'honoriez de votre attention , uniquement pour «lui-même. Vous laimez pour la France; c'est «dire en un mol tout ce qu'il y a de plus glo- « rieux. Nous nous flattons que notre voyage sera « heureux. Il ne peut manquer de Têtre, puisque «nous le faisons pour nous rapprocher de vous*

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