‹ La maréchale de Villars et son tempsChapitre 12 sur 91 · S8 LA MARECIIALË APRES MALPLAQUET · texte numérisé non relu

S8 LA MARECIIALË APRES MALPLAQUET

« Tous les devoirs qu*on peut Toas rendre sont ttsi fort au-dessous de ceux qui vous sont dus, «que, pour satisfaire au mien, je ne puis trop tt vous marquer quelle est ma fidélité, ma recon- «naissance, mon respect, mon attachement. »

«P. S. Je viens de lire à M. de Villars une tt lettre du roi sur sa blessure. Il en a été si tt touché, que je Tai empêché d*y faire une réttponse, quil n aurait pu faire sans trop d emo- « tion • • • M. de Villars est fort inquiet des fatigues ttde M. le maréchal de BouOlers, et vous prie «de lui ordonner d*étre plus attentif & lui.

tt M. de BoufHers est respecté dans celte armée «comme il doit fêtre. Il en fit hier la revue, et a raccompagna des discours les plus touchants (( pour les troupes cpii se sont distinguées dans « la dernière action. »

Malgré ces nouvelles rassurantes, Tétat du maréchal exigea les plus grands soîns, et le chirurgien du roi crut sa présence nécessaire encore pendant quinze à vingt jours. Mais la forte constitution du blessé l'emporta sur les accidents et les dangers, et, au bout d*un mois, on fut ras^ suré sur les funestes conséquences qu'on avait

LA HAARGHAtS APIkàs IIALPLAQUET.' ^

tant redoutées tout d^abord. Chaque courrier

en portait à Versailles rheureuse certitude. Le 17 octobre, on recevait des lettres de la maré* chale qui faisaient espérer quelle ramènerait bientôt son époux. Le roi fit partir à cet effet une de ses litières; mais ie retour & Paris ne put s opérer qu'en brancard, et Ton resta dix jours en chemin. Louis XIV mit à la disposition de Villars ie logement qu avait occupé le défunt prince de Gonti, dans le palais de Versailles; il avait hâte de revoir Théroïque blessé , qui préféra descendre directement en son hôtel, s'excusant, pour le moment , d'aller prendre le logement d'emprunt dont la princesse de Conti avait encore les clefs.

« Le maréchal de Villars est rentré avant*hier ttà Paris,» écrivait M°* d'Uxelles, le i5 novembre. «Il est arrivé en grand équipage, ayant (« a la suite de son brancard la litière du roi, trois «ou quatre carrosses à six chevaux, plusieurs «chaises et une nombreuse escorte de gens à « cheval. Il parut hier à son hôtel, dans un grand uacconipagnement domestique, sur un canapé, «avec une robe de chambre magnifique que «M"** de Varangeville, sa belle-mère, lui a

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