‹ La maréchale de Villars et son tempsChapitre 16 sur 91 · LES CALOMNIES DB SAINT-SIMON · texte numérisé non relu

LES CALOMNIES DB SAINT-SIMON

sa blessure, avait quitté Versailles pour venir passer dans son hôtel de la rue de Grenelle , ou dans son château de Vaux Jes semaines qui de*

valent s'écouler jusqu'à Touverlure de la campagne en Flandre, époque où Villars devait reprendre son commandement. Et, en effet, le journal de Dahgeau, d'accord avec les më* moires du maréchal, nous donne presque jour par jour l'emploi du- temps de ce dernier, à Versailles, et prouve qu'à parlir du ik janvier Villars a dû cesser dliabiter le palais du roi, pour son hôtel de Paris, ou pour son château de Vaux; Thistoriette de Saint-Simon manque donc de la base qui lui est nécessaire. C'est un conte, imaginé après coup, chez les pages de la gianJe écurie, et qu'il faut mettre dans le même sac que tant d autres. Saint-Simon n'y regardait pas de si près quand sa passion était en jeu. N'oublions pas que Saint-Simon aurait été le seul à nous révéler, quoique sous le voile quon connaît, une intrigue amoureuse •du comte de Toulouse avec la maréchale de Villars, laquelle cependant était observée de très ' près par beaucoup de curieux. D'ailleurs le comte de Toulouse était alors déjà proba-

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blement affligé dune infirmité peu compatible avec de pareilles fortunes, et sur laquelle Dangeau nous a laissé des détaUs dignes de créance ^.

^ La mère du Régent, Madame, qui n*aimait pas les

Villars, écrivait, en parlant du Maréchal : «Il n'a pas cdéjà si tort d'être jaioiu. de sa femme; elle est jolie, I bien faite, a bonne mine et est très coqnette. Id, elle ■ se donne Tair de beaucoup aimer son mari, mais per- «sonne n'y croit» [Corresp, de Madame, édit. Jaeglé, 1. 1", p. 369.)

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