‹ La maréchale de Villars et son tempsChapitre 3 sur 91 · LES TROIS DAMES DE VILLABS · texte numérisé non relu

LES TROIS DAMES DE VILLABS

dnguées, ia considération de son époux, le

célèbre Viliars Orondate, dans une grande ambassade; et, k défaut d'autre héritage, elle put laisser à son iils ia solide assurance de l'élévation de sa famille aux premiers rangs de la société française.

La seconde a été cette belle maréchale de

Viliars, qui fut pendant soixante ans l'ornement de la Cour de France, qui mérila Testime et les hommages de Louis XIV, qui brilla par l'esprit autant que par la grftce dans les premières compagnies de son temps, qui inspira un sentiment profond et durable à Voltaire, et qui, attachée par mariage h un personnage héroïque, dans des conditions difficiles, comprit qu'elle devait s'immoler à la gloire de son époux et sacrifier des plaisirs à cette destinée, tàcLe qu'elle remplit avec autant de dévouement que de persévérance.

La troisième a été la bru même du maréchal, la duchesse de Viliars fille du maréchal de Noailles et d'Amable d'Aubigné, nièce de M"^ de Maintcnon, lamie intime de la reine Marie Leczinska, aussi séduisante que spirituelle, mêlée à toutes les affaires de son temps, et rc-

Page 1