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le récit curieux d'un souper chez la comtesse de Toulouse, récit qui nous révèle un vieux levain de jalousie de cette demiire contre la maréchale de Villars, pour qui le comte de Toulouse avait jadis montré quelques empressements^.
Dautres fois nous rencontrons la maréchale
* « Hier le roi» au retour de la chasse, alla souper à «La Rivière. Mademoiselle, M"' de Clermoiit, M'°* la € maréchale de Villars , If** de MaiUy et M"* de Château-
«renaud y allèrent avec Mademoiselle, qui les avait fait a avertir de la part du roi. M"*' la comtesse de Gramoat « était déjà à La Rivière. On a beaucoup raisonné sur ce «cpe M"* de VOlars était de ce nombre; il est certain tquc, de[)uis le mmap^e de M. le comte de Toulouse «(en 1723, avec M'"*de Noaiiles, veuve du ducd'Antin), « elle n avait vu ni le comte ni la comtesse de Toulouse. « n y a même lieu de croire que c'était M"* la comtesse a de Toulouse qui ne désirait point la voir. Cependant « elle la vit à la mort de M. le comte de Toulouse ( en « 1 767 ) , et il y avait qudiques jours que M*^ la maréchale « de Villars avait été avec M"^ sa belle-fille à La Rivière, «en visite. Malgré tout cela. M"" la maréchale de Villars « ne comptait point être priée pour ce souper, et elle en « fut étonnée elle-même. Le souper ne fut point exlrê* « mement gai. M"* la comtesse de Toulouse ne se mit « point à table; elle ne s\' est point encore mise depuis « la mort de M. le comte, et elle a toujours l'air tri&te et « affligée. •
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citée comme aotorité historique, à propos des singuliers usages du temps passé, relatifs aux bals ou aux dîners de la cour. Savez-vous ce que
c'était qu'un bal raii(^^?L*expositiondecelui dont il s*agit(i 789) est si compliquée, queje suisobligë de renvoyer à de Luynes lui-même. C était un grand bal eiécuté à la cour, en présence du roi. Â cliaque danse, on demandait Tordre du roi.
Le roi disait toujours à ses en&nts qui il voulait qu'ils prissent. Aux autres, il disait : uQui vous « voudrez. » Il y eut des ordres désobligeants, et Ton s'y soumit. Ensuite le roi dit à M. de la Trémoille, qui était derrière lui, d'aller danser la Mariée avec M'°* de Luxembourg. Cette danse fut suivie dune contredanse, etc., etc.; puis le roi fut souper dans ses cabinets , puis la reine après le roit et le bal recommença. Sur quoi M. de Luynes fait remarquer plusieurs choses : d abord qu'un prince de Bevem dansa dans les contredanses sans avoir élé présenté; que M. de Soubise et M. d'Hostun étaient en bourse, les seuls du bal; cette coiffure était d'un triste effet dans un bal paré 9 mais le roi l'avait permise.
Remarque plus importante : Pendant tous les menuets que dansèrent M. ie|Daupbin et Mes-
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dames, l'on se tînt toujours debout. Sur quoi, M""* la duchesse (de Bourboa) disait quelle n*avait jamais vu telle pratique; en présence du roi, à la vérité, tout le monde se levait quand M. le Dauphin ou les princes et princesses partaient pour aller danser, mais on se rasseyait pendant la danse. « Le témoignage de M"** la du- « chesse, ajoute le duc de Luynes, a été suspect, « à cause du désir des princes du sang, en géné- (cral, de s'égaler le plus qu'ils peuvent aux fils et « petits-fils de France. Mais on a consulté la maa réchale de Villars, qui a appuyé M*"* la duchesse «sur Pusage de ne point demeurer debout après « que la danse princière était commencée. » Autre usage : dans le menuet, Thomme, après avoir tàit la révérence au roi, ensuite à la dame figurante, dansait le chapeau & la main jusqu'à ce qu'il fût arrivé devant le roi , après quoi l'homme remettait son chapeau et continuait la danse.
De même, dans les repas de cour et de cérémonie, on mangeait la tète couverte, sous Louis XIV. La maréchale en rendait le témoignage.
A ce même bal de 1739, le roi masqué vint s*asseoir auprès de la maréchale et parut troublé
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de ce voisinage. Malgré les ans et les concurrences plus jeuaes, la maréchale était partout la grande dame prédominante. *
Elle montra une prudence fort louée du cardinal i une fête donnée par fambassadeur d*Espagne à Toccasion du mariage de Madame infante, et où les questions d*étic|uette étaient brûlantes. Elles absorbaient en ce moment les loisirs de la cour. Aussi la maréchale était-elle des seize dames seules invitées au diner de grande cérémonie donné à Versailles â cette occasion. Indépendamment de i expérience, elle avait la décision prompte, et, dans un palais où tout était renouvelé, un pareil guide avait son prix. Sa petite cour d^Athis avait une certaine importance. Les princesses de la famille royale y allaient souper asses familièrement. Elle eut la petite vérole en 17/12; tout Paris y prit intérêt, d*autant que les médecina s étaient trompés sur le mal, dont elle guérit bravement en peu de jours, de môme qu'elle releva quelques années plus lard d une goutte remontée dans la poitrine dont la cour s*inquiéta beaucoup.
GepeiiJaiii la maréchale gardait une rigoureuse dignité dans ses relations avec Versailles;
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elle ne se rendait qu aux invitations auxquelles elle était nominativement appelée. Si elle figurait au grand Te Deam de Notre-Dame, avec toute la cour, è f occasion de Fontenoi, c*est quelle avait été nommée pour y assister. £iie y put même donner son mot sur une dispute de préséance que la présence du roi n'évita pas. Les invitations infercefm^s n'étaient point de son goût.
Ainsi, le roi, étant à Choisy, avait fait dire à
M"' la duchesse d'y venir, l'autorisant d'y amener qui elle voudrait, tout ce qui viendrait avec elle devant être bien reçu. Le duc de Villars avait grande envie que M"^ la maréchale de Villars fût de ce voyage, mais il aurait voulu que le roi eût paru le désirer. Il tint plusieurs propos dans cette intention à M™"* de Mailly, dont il ne put tirer autre chose sinon que ce qui viendrait avec M"* la duchesse serait bien reçu; el la maréchale s'abstint du voyage.
Une autre fois, comme la liste des dames pour Choisy n'était pas suffisante pour ce qu'on désirait, on y ajouta d anciennes dames du palais , telles que la maréchale de Villars , M"^ d*£^mont, M"*" de Luxembourg. Mais, dans le nombre