MANUEL DE LA FEBBURE
ropéreiait une plane, dont se servent du leste les ouvriers anglais, poiir le même usage, sous le nom de dramng-Tcnife, Il est vrai que ceux-ci u'out pas de teneur de pieds et qu'ils pratiquent la ferrure tout seuls, en tenant le pied entre leurs cuisses ; ce qui fiiit Péloge de leur douceur et de la docilité des chevaux d'outre-Manche.
Le boutoir est un instrument difBicile à bien manier.
Pig. d2. — Biseaa du boid jdantaiie pnépanuit ]a loaiUiue.
poui* modérer son action sur le sabot et pour éviter de blesser le cheval ou le teneur de pieds par ses échappées, n arrive que son tranchant va entamer la peau du canon et même jusqu'aux tendons, et aussi parfois le bras ou les do^ du teneur de pieds. C'est quelquefois la faute de celui-ci, qui n'a pas pris une bonne position, en ayant soin de loger ses pouces dans le pli du patui-on ; niais le plus souvent il faut Tattribuer à- la négligence de la prescription fondamentale dans le maniement du boutoir, qui consiste à
LA MAEÉCHALËBIË.
ne jamais écarter le coude du corps et à ue se servir de la mam que pour guider son action.
Dans l'exécution de la première ferrure |)ériplantaire, il faut d'abord tailler eu biseau le bord de la paroi (fi^. 32), avec le rogne^pied ou avec Féoonane. Le biseau facilite raction du boutoir à guide, pour creuser la feuillure. Lorsque cette feuillure existe déjà, il suffît de retrancher à plac, avec rinstroment, Texcédant de paroi.
Le nuuiiL'inciit du boutoir à guide u'est pas plus difficile que celui du boutoir ordinaire ; il Test même moins, car son action , tonjotirs bornée par Tarôte médiane de sa &oe inférieure, portant sur la muraille, ue peut dépasser l'épaisseur de la paroi, et ne s'exerce jamais, ainsi qu'on le sait, ni sar la sole, ni snr la fourchette, ni sur les arcs-boutants. Un sabot qui a été déjà ferré d'après la méthode est tout de suite paré.
La feuillure doit être un peu moins profonde que la hauteur du bord externe de la sole, et un peu moins large que la muraille, s'arrêtant sur la zone ou ligne blanche qui sépare la sole de la muraille, en dedans du trajet des anciens clous.
Action d'ajaster le fer. — Le pied étant paré d'après
les règles nonnales, Taction qui suit est celle de choisir le fer, pour l'ajuster au sabot. Un ouvrier qui a du coup d'œil fait son choix dans le dépôt des fers, sans avoir besoin d'aucune mesure ; mais il est prudent toutefois de comparer • le fer neuf à la déferre, ou de prendre le diamètre de ia surface plantaire, si Ton n*a pas cette déferre à sa disposition. L'important est que le fer choisi soit exactement conforme aux dimensions du contour plantaire.
SMl s*agit d*un fer ordinaire, les denx éponges sont ensuite refoulées carrément à la forge, avec le refouloir, de façon à ce qu'elles soient d'une épaisseur égale à celle da