MANUEL DE LA FEBBUBE
reste de la branche correspondante ; puis le fer est mis au
feu à plat et chauffé jusqu'au rouge ^if , voisin du blanc. Lorsqu'il a atteint ce degré de chaleur, Touvrier le retire dn feu avec dee tenailles à main appropriées, et il le bigorne à renclume, pour lui donner la tournure du pied, c'està-dire pour que le fond de chacune des étampures corresl)onde exactement an centre de Tépaisseur du bord plantaire de la paroi, et pour que Tangle interne de chacune des qK>nge8 affleure le repli de Tarc-boutant.
Quand il juge que- cette tournure est acquise, il transjK^irte le fer ii plat sur la table de l'enclume, et là il le bat à sa face supérieure en relevant l^èrement le bord externe, dans les r^ons de la pince et des mamelles, tandis que les biunches et les éponges sont diessces de manière à ce que ce fer, retourné, porte par tous les points de son contour sur la table de Tenclume, en laissant un vide entre celle-ci et le bord interne des régions relevées, unsi que nous Tayons déjà dit en décrivant Taspec^ dû fer ordinaire ajusté.
Aux fers des gros chevaux de ti*ait, et souvent aussi Vax autres, on a coutume, avant de donner Tajusture, de fewr nn pinçon. Cela se pratique en appliquant la pince du fer chaud, après lui avoir donné la tournure, sur la carre de Fenclume, qui fait face au dos-d'ftne, du côté opposé à celui ( ju'occupe Touvrier, et en étirant à coups de ttrretier à ajuster une petite partie de cette pince, en forme de triangle dont le sommet est du côté de Tenclume, la face supérieure du fer étant applicpiée contre la carre de celle-ci. On lève toujours un fort pinçon aux fers de derrière, qui sont ainsi retenus par la face inférieure de la paroi en pince. Les pinçons des fers de devant sont en o:énéral moins épais et moins étendus, ces fers ayant moins d'épaisseur et de largeur que ceux de derrière, dans la r^on où ils se lèvent.
Toutes les opérations dont nous venons d'indiquer le ma-
LA MABÉCHALERIK
nuel doivent être pratiquées aseez lestement pour que le fer ait oonseiré assez de chaleur pour pouvoir être présenté au sabot en brûlant la corne, sans qu'il soit nécessaire de le remettre au feu, quand même il y aurait lieu de retoucher sa tournure. De trop fréquents retours au feu, ou le martelage à froid, ai«:ri8sent le fer et diminuent sa résistance.
L'opération correspondante» dans la ferrure périplantaire, se borne à la tournure.
Faisons remarquer une fois de plus, à cette occasion, que le fer ici ne peut manquer d'avoir exactement la tournure ^du pied, puisque son application ne Bsnib pas possible sans cela. Cette condition est une sûre garantie contre les effets de l'inhabileté des ouM'iers, et elle n'est pas à beaucoup près indispensable dans la ferrure ordinaire, où elle est au contraire le plus souvent enfreinte.
Action de faire porter le fer. — Une fois ajusté, le fer est présenté au pied, à diaud ou à froid, suivant le mode
adopté.
Ce serait l'instant de discuter les idées systématiques qui ont été produites à cet ^rd^ de comparer les avantages et les inconvénients de la ferrure à chaud ordinaire et de la ferrure dite podométri(iue à froid et à domicile, si la question n^avait pas perdu tout son intérêt par le progrès récent dont nous faisons ressortir les avantages. Disons seulement que les partisans de la ferrure à froid ont beaucoup exa^féré les inconvénients et les dangers de la ferrure à chaud, et que les partisans de celle-ci ont fait de même pour les défauts de la fen'ure à fi'oid.
Considérée avec impartialité, la question se résout ainsi : quand on le peut » il y a avantage à faire porter le fer chaud sur le pied, parce t|u'il s'y adapte ainsi mieux et plus facilement; on ne doit appliquer à froid un fer préparé d'avance que lorsqu'il n'y a pas moyen de faire autrement^