INSTRUMENTS DE
périplantaipe, ancnne partie antre que le bord de la paroi n'est entamée ; la sole, la fourchette et les arcs-boutants, sur lesquels le boutoir ordinaire est tant exercé, restent intacts.
Râpe. — Tout le monde connaît cet instrument (ôg. 26).
Disons seulement que la râpe ayant ses deux faces planes est préférable pour le ferrage à celle dont rune des f aoes est arrondie d'un côté à l'autre, ce qui rend son action plus intense. Les maréchaux liront que trop de tendance à en abuser.
Loi^s de l'application d'une première ferrure périplantaire, M. Oharlier recommande de se ser\dr d'une ècoua^ie (fig. 27), à Fusage des couteliers particulièrement, pour une opération qui sera indiquée ultérieurement.
Brochoir« — Le brochoir est
un marteau à main , d'une forme toute spéciale (ABEF, fig. 28), et qui n'a d'analogue parmi les outils d'aucun autre métier. Dire les raisons qui ont présidé au choix de cette forme serait difficile. Les maréchaux tendent de plus en plus à substituer au brochoir im
FEBRURE. 87 "
Fig. 28. pour la fermre
Brochoir. périplautaize.
LA MAEëCHALEEIE,
autre marteau qu'ils ap})elleut mailloche , et auquel ils donnent des formes difierentes.
II serait peu important d'entreprendre nne oomparaison des mérites respectifs des deux instrumeuts. Le meilleur est celui qui se trouve le mieux à la main de Touvrier, o^està-dire oelni dont il a Phabitade de se servir pour brodier les clous. Le brochoir est plus élégant, mais il est plus coûteux, en raison d'mie plus grande complication dans sa fabrication. Le maréchal peut confectionner Ini-méme sa mailloche ; il n'est pas ordinairement outillé pour exécuter les diverses pièces d'un brochoir, qui exigent un travail assez minntieux.
Licol de force. — On sait que le licol est un mojen d'attache dont le nom n'est pas bien exact, car il embrasse
la tête de Tanimal et non point son col. Celui qui est usité dans les ateliers de maréchalerie se compose le plus souvent d'une forte corde^ arrangée à l'une de ses extrémités ponr former iéiière et muserolle. Sous la ganache, la partie libre de la corde, ou la lange, passe dans un anneau^ de telle sorte que le licol se serre autour de la téte, lorsque l'animal tire sur la longe attachée au mm*, ou bien au poteau, ou à la barre, disposés pour cet usage dans Tatelier.
Il est bon que la corde du licol de force soit confectionnée avec un grand nombre de brins, afin qu'elle ait plus de souplesse, qu'elle puisse être pins facilement détachée, et que«la têtière ou la muserolle ne produise pas de blessure, lorsque le cheval indocile se livre à cette action qu'on appelle tbrer au renard, c'est-à-dire lorsqu'il projette violemment son corps en arrière, pour chercher à se détacher.
Le licol de force en corde est préférable au licol de cuir. Il est pins simple, moins coûteux, plus durable et plus &cîle à entretenir. Les coutures du dernier se défont souvent et nécessitent des réparations.