‹ La marin anglaisChapitre 16 sur 88 · Voir ' infra · texte numérisé non relu

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raitdes équipages « aux conditions des capitaines » , elle entraînerait la baissedes salaires. Elle implanterait des usages contraires au bon sens et à Féquité. Elle arrêterait, grâce à sa puissance énorme, tout progrès par la voie législative, sans cependant remédier par elle-même notablement aux abus. Nous sommes les premiers à considérer ces critiques comme étant en partie; toutefois, elles sont c( grossies ».

Dans tout syndicat, le secrétaire ou directeur général se trouve être, de fait, plus ou moins un chef; Mx\i. Laws l'ont été quelque peu, mais au mieux des intérêts de leurs mandants.

Qu'il reste de vieilles rancunes entre gens ayant lutté violemment les uns contre les autres, il y a peu d'années, et que l'offensive touche souvent à. la défensive : aucun doute; mais nous n'avons jamais constaté de circonstances où ces éléments aient joué un rôle notable.

Le « monopole » de la Fédération n'a pas eu, en fait, pour conséquences de graves abus, mais plutôt de petits abus, auxquels le législateur ou le Board ofTrade peut mettre un terme.

Les (( désirs » des capitaines sont aussi écoutés que les « données du marché » de la demande d'emplois; mais, en fait, ceci n'a guère d'influence que pour les embarquements sur les tramps (bateaux vagabonds).

Si la clause, que nous verrons à propos du desarmement des navires et qui permet de débarquer les matelots anglais dans le port de réem -

barqiiement, a souvent des bases légitimes, elle ouvre la porte aux abus ; mais c'est elle seule que l'on vise généralement, avec, de-ci de-là, F et échelle des vivres », quand on proteste contre les usages établis par la Fédération.

Enfin, l'opposition perpétuelle de la Fédération à toute réforme par voie légale ne s'explique pas par une série considérable de réformes volontaires; mais ce qui est aujourd'hui le principal, n'est-ce pas de donner à Jack le sentiment de ses devoirs plus que de ses droits?

Ceux qui se plaignent de la Fédération devraient comprendre qu'ils l'ont fait naître : les armateurs n'auraient jamais songé à former une association très coûteusey si on ne l'avait pas rendue absolument nécessaire.

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