‹ La marin anglaisChapitre 21 sur 88 · The M en, p · texte numérisé non relu

The M en, p

Les voiliers nécessitent un travail très différent et, peut-être, plus attentif encore de la part du capitaine. C'est à celui-ci de décider dans quelle mesure il faut soit donner de la voile, soit la réduire. La prudence semble la principale qualité; et, cependant, de beaucoup préférable est un courage froid et sensé, qui, à la fois, fait perdre peu de temps et expose à de moindres dangers!

m. — Existence des officiers à bord.

La carrière d'officier de la marine marchande devient de moins en moins tentante. Les officiers se plaignent du nombre énorme des diplômés et de la difficulté qu'ils ont à trouver des places même médiocres. L'exemple de M. Frank T. Bullen* est des plus suggestifs : « Un jour, je me trouvais sans argent et aurais pris volontiers n'importe quoi. Gomme je suis marié et ai des enfants, je ne pouvais pas cependant accepter moins d'un certain salaire... Je me rendis aux docks de Sainte-Catherine, auprès d'un capitaine qui désirait un second. Je lui demandai 6 liv. st. 10 par mois... Nous nous entendîmes à 5 liv. st. 15... Je revins heureux à la maison ; j'avais au moins quelque chose d'assuré pour un an ou plus... Le lendemain, quand je gagnai le bord, le capitaine me dit qu'un Allemand, porteur de tous les cer-

Page 1