Life and Labours ofJ. H. Wilson
3. J, HoLMAN. Handy Book for Shipowners and Masters, Londres, 1900, p. 230.
en moyenne entre 1887 et 1890, ce fut par suite des circonstances favorables, mais également grâce au syndicat. A tous autres points de vue, les juges sévères semblent avoir raison. Ecoutons, sur les abus qui se produisirent, l'organe même à^VUnion^ le Seafaring : « Aussitôt les matelots s'aperçurent-ils de leur grande puissance, qu'ils commencèrent à en user sans mesure. Ils réclamèrent des choses déraisonnables.,. Il ne suffisait pas à quelques-uns que tous les hommes engagés aux bureaux de la marine fussent des syndiqués : s'il en manquait un au départ — ^ ce qui n'est pas rare, même aujourd'hui, — ils se refusaient à laisser prendre au capitaine les indépendants qui se présentaient au dernier moment, alors que, parfois, le capitaine offrait de payer le droit d'admission \ »
Au point de vue financier, le syndicat devint l'objet de violentes critiques. « Il éles^a le droit d'admission (pour les nationaux) à 2 livres sterling; beaucoup de matelots protestèrent, déclarant cette somme trop élevée, pratiquement prohibitive". » Les caisses régionales étaient pillées, souvent par les leaders eux-mêmes.
U Union\ovL\di\i exclure de tout emploi sur les bateaux anglais ceux qui ne verseraient pas de cotisations dans ses caisses. Des « délégués » {Delegates), forts et solides gaillards, étaient pla-
\. Life and Labours of J. //. Wilson (supplément au Seafaring, p. 5).