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II. — Mesures sanitaires

Tout bateau, ayant plus de cent personnes à son bord et faisant des traversées au long cours, doit embarquer un a médecin dûment qualifié » (art. 209 G. mar.).

Le capitaine est tenu d'avoir à son bord un livre de médecine et un certain nombre de médicaments déterminés par le Board of Tracle (art. 200), et de faire inspecter ceux-ei avant le départ (art. 202).

Diverses mesures sont prises pour combattre le scorbut : une ration de citron ou de jus de citron devient obligatoire, avec du sucre, lorsqu'on est depuis plus de dix jours en mer.

Si le Board of Trade a, en dehors du cas d'épidémie, des pouvoirs assez médiocres, il n'en publie pas moins des circulaires, qui contiennent de précieux renseignements, — telle celle sur le Béribéri^ composée avec des documents norvégiens.

in. — Aménagements des équipages.

u Sur tout navire britannique, dispose l'article 210 du Gode maritime, l'emplacement, ré-

1 Appeal of the National Sailors' and Firemens' Union to theboth Houses of Parliament, 17 mai 4904.

serve aux marins et aux novices et aménagé à cet effet, doit comporter pour chacun d'eux au moins 72 pieds cubes et 12 pieds carrés, mesurés sur le plafond ou sur le plancher. Il est, sous peine d'amende, interdit aux capitaines de faire déposer des objets dans le logement de l'équipage » — ainsi qu'ils avaient coutume de le commander autrefois, au point de rendre presque inexistantes les dispositions légales.

Le syndicat des matelots s'est plaint, à maintes reprises, de ce que le chiffre de 72 pieds cubes fût insuffisant : « N'a-t-on pas fixé pour les prisonniers un minimum supérieur ? » D'après M. Wilson, les matelots ne sont pas beaucoup mieux logés aujourd'hui qu'autrefois; même sur plusieurs grands vapeurs, le personnel pont et machines est entassé dans des espaces très étroits ; à plus forte raison, le mal est-il sensible lorsqu'il s'agit de cargo-boats^ où le chargement intéresse seul l'armateur, ou bien de tramps. Il faudrait, pour le moins, 120 pieds cubes et lo pieds carrés. Il serait cependant difficile, reconnaît M. Wilson lui-même, d'inscrire ces chiffres dans la loi, sans atteindre les navires de petit tonnage, qui ne peuvent pas réserver à l'aménagement des équipages presque tout le bâtiment *.

M. Laws, de la Shipping Fédération^ ne pense pas que l'intervention législative soit nécessaire,

\, Report of the Committee on the Mercantile Marine, t. II, p. 134.

ni môme utile. Les statistiques, fournies à la dernière commission, prouvent que, sur un très grand nombre de steamers, la moyenne est de 124 pieds cubes et de 17 pieds carrés *. Pour les nouveaux bateaux, les constructeurs calculent un espace très supérieur au minimum légal. D'ailleurs les matelots souffrent surtout de leur absence de tout soin, pour ne pas dire de leur malpropreté ^

La dernière enquête sur la marine marchande a porté non seulement sur les logements des matelots, mais aussi sur les conditions dans lesquelles ceux-ci prennent leurs repas. Les équipages se plaignent de « manger là oii ils dorment, assis sur un tabouret, leurs plats entre les genoux » ; ils réclament des réfectoires, semblables à ceux qui existent sur plusieurs grands bateaux. Le système fréquent de tables fixes ou mobiles marquerait déjà un progrès suffisant, d'autant plus qu'on n'est pas certain que les matelots ne conserveront pas leur ancienne habitude, en tout cas par le beau temps, sinon par une mer démontée K

Des salles de bain ont été établies sur quelques vapeurs. Les experts considèrent cette institution comme simplement utile *.

1. Report of the Committee on the Mercantile Marine ^ t. m, p. 95.

2. Report of the Committee on the Mercantile Marine t. n, p. 688.

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