‹ La marin anglaisChapitre 73 sur 88 · DÉSERTEURS · texte numérisé non relu

DÉSERTEURS

PROPOR- TION

Anglais

Allemands, , Norvégiens .

Français . . .

Sitôt la visite de la douane finie, les aubergistes pour matelots montent sur les bateaux « avec ou sans l'autorisation du capitaine ». Ils apportent avec eux de l'alcool. Un ou plusieurs hommes tombent dans leurs filets; une chaloupe qui accoste les enlève, de jour ou de nuit. Une pension, qui s'appelle Sailors^ Home et semble surveillée sinon dirigée par des gens respectables, pratique les mêmes procédés!

1. Annual licport of the Commissioner of Navigation ùi U. S. Washington, 1903, p. 30.

Jack prend maintenant ses repas dans une pièce attenante à un bar et couche au-dessus : il est vite dans les mains du logeur. Lorsqu'il a dépensé tout ce qu'il porte et une certaine somme en plus, on le rembarque. La loi interdit d'exiger des matelots un droit de placement trop élevé : on prend à Jack Vadvance note d'un mois de salaires sous prétexte de livraison de vêtements, et on exige du capitaine un « surplus » que le public appelle « argent du sang » [blood money) !

Longtemps, les capitaines ne protestèrent pas avec vigueur contre ce régime. Les salaires' abandonnés par les déserteurs et l'économie sur les salaires et la nourriture durant le séjour dans le port compensaient amplement la différence entre le nouveau salaire et l'ancien pendant deux mois, plus r« argent du sang » *. Mais un trust se forma, la Seamens' Landlords Mutual Association'^ y dont les exigences devinrent menaçantes. Durant les derniers temps, la Shipping Gazette a parlé d'une résistance combinée de la part des capitaines et de la création d'une agence centrale de placement.

La Nouvelle-Orléans a une triste réputation dans le monde des marins ; la Merchant Service Guild a protesté contre ces crinips^ non sans résultats.

{ . Annual Report of the Commission oflSavigationof 17. S., 1903, p. 31.

Page 1