Ibid., 3 décembre
of York y) i demeurée célèbre dans les annales ouvrières de Grande-Bretagne.
La dernière lutte entre matelots et armateurs a eu lieu, en i903, à Cardiff. Les leaders de la Seamens Union voulaient que, dans ce port, « un salaire minimum fût fixé, au-dessous duquel nul ne pût en fait être engagé, ainsi qu'à Londres, Southampton, Liverpool, Shields, Middlesbro', Hartlepool et Grimsby » ; et ce minimum devait être 4 liv. st. 10 sh., au lieu de 3 liv. st. 15 (parfois même 3 liv. st. 5) à 4 liv. st. 5 par mois *. Les adhérents du syndicat et leurs alliés momentanés refusèrent de s'embarquer toutes les fois qu'on ne leur promit pas 4 liv. st. 10.
De nombreux bateaux trouvèrent des équipages parmi les indépendants, qui acceptèrent 3 liv. st. 15 et 4 livres sterling ; beaucoup également durent s'incliner devant les prétentions de V Union. La nouvelle de ce succès relatif, grossie dans les discours des meneurs — « 2o0 vaisseaux ont été armés à 4 liv. st. 10 », disait, dès le 11 octobre 1903, M. Wilson ^ — fit échouer le mouvement. De toutes parts, les matelots affluèrent, dans l'espérance de gagner un salaire assez élevé. Au bout de trois mois, la situation se trouva à Cardiff la même qu'auparavant, sinon pire, par suite d'une demande plus considérable et de son effet sur tout marché demeuré libre.