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II. — Premiere tentative de relévement

Dès 1903, époque à laquelle le tonnage de concurrence est de 888.628 tonnes, le Président Roosevelt, dans un message annuel au Congrès, daté du 1 décembre, se faisait, dans les termes suivants, l'interprète des sentiments de ses compatriotes :

« La majorité de la nation désire que des mesures « soient prises dans l'intérêt de l'armement améri- « Cain, afin que nous puissions de nouveau reconqué- «rir la situation ancienne que nous occupions dans «les transports marilimes. Jusqu'ici, on n’est pas «arrivé à s'entendre sur la meilleure méthode à «adopter pour atteindre ce but. Dans ces conditions, «Je recommande que le Congrès donne mussion au « Ministre de la Marine, au Ministre des Postes etau « Ministre du Commerce et du Travail, associés à «telle délégation du Sénat ou de la Chambre des « Représentants que le Congrès jugera uüle, de cons- «tluer une Commission d'enquête sur la Marine «marchande. Cette Commission devra présenter un «rapport au Congrès, dans sa prochaine session, sur « Ja législation à adopter pour le développement de «la Marine marchande américaine et du commerce « américain.

« Subsidiairement, elle aura à examiner aussi la

SM à

«question du Service marilime postal, celle des

« croiseurs auxiliaires et des réserves navales. »

Le Congrès ne resla pas sourd à cel appel; le 28 avril 1904, 1l consüilua une Commission de la Marine marchande pour l'étude de celte grave question. Presque sans délai, celte Commissionse rendit, aux fins d'enquête, dans la plupart des grands ports des Etats-Unis et, dès le mois de novembre suivant, elle abouUssait à la préparation d’un projet de loi (1) ‘contenant un cerlain nombre de mesures d’encouragement et de protection susceplibles de replacer la flotte commerciale américaine au rang qu’elle devait normalement occuper parmi les autres Marines mar-

chandes. Ce projet tomba peu à peu dans l'oubli.

III, — Deuxième l(entative de relèvement :

Le Panama's Act (15 août 1912).

Nous assistons alors à une tentative de renforcement de la flotte marchande affectée au trafic extérieur, par la nationalisation de bâtiments de construction étrangère :

« Pendant longtemps, la législation américaine a

(1) Ce projet de loi, qui n’a plus qu’un intérêt rétrospectif, a été reproduit et longuement analysé dans une circulaire du Comité central des Armateurs de France du 20 janvier 1905,

« proscrit d'une façon absolue l'importalion en Amé- « rique des navires construits à l'étranger, et réservé « le bénéfice du paviilon américain aux seuls navires: | « construits aux Etats-Unis (et éventuellement, «d’une part, aux bâtiments capturés sur l'ennemi «ou condamnés comme prises ; d'autre part, aux « navires saisis pour infraction aux lois des Etats- « Unis).

« Le 15 août 1912, intervint une loi, dite Pana-

mas Act, admettant à la nationalisation les bâli-

ments de consiruclion étrangère, âgés de moins de

5 ans, mais sous la réserve que ces bâtiments ne « pourraient être affectés qu'à la navigation au long

cours ou au service des Iles Philippines et Guam,

et seraient exclus de Ja navigation au cabotage » (1). Cette loi, trop restrictive, ne donna pas tous les

effels qu'on en avait attendus.

(1) ndications extraites d’un document du Sous-Secrétariat d'Etat de la Marine marchande ayant pour titre « Renseigne- « ments sur la Législation et la Réglementation des Marines « marchandes étrangères » (Imprimerie Nationale-1915\.

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