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« Dans une lettre du 18 mars 1914, à l'Evening
« Post, M. Dollar, l'armateur bien connu, qui a «joué, d'autre part, un rôle très actif dans les polé- « miques suscilées par le « Seamen’s Bill », déclarait « que, sans parler des charges nouvelles que pour- « rait entraîner le « Seamen's Bill », la Marine mar- « chande américaine portait déjà, du fait de la légis- « lation actuelle, des surcharges la plaçant en sen- « sible infériorilé vis-à-vis des autres Marines « étrangères. Prenant pour Lype un navire américain «de 8.000 tonnes, M. Dollar estime que les dites « surcharges équivalent à une somme annuelle de € 17.236 dollars. Il justifie ses dires en signalant le «nombre d'hommes inutiles que la loi des Etats- «Unis, à la différence des lois de la plupart des « grands pays maritimes, oblige les armateurs à em-
« barquer sur leurs navires (nombre que le Seamen's
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« Bill va accroître encore) (1); le système d’inspec- « tion américaine qui exige que le bâtiment soit en- « tièrement vide et que les chaudières soient prêles, « ensemble, pour la visite {alors qu'à l'étranger le «chargement ou le déchargement de la cargaison se « poursuivent dans les parties du navire qui ne sont « pas actuellement visitées, et que les chaudières ne « sont pas soumises aux épreuves hÿydrostatiques à « froid) ».
Les clauses suivantes du « Seamen’s Act » ont été rendues applicables aux navires étrangers fréquentant les ports américains. Ce sont celles concernant :
1° La proportion dans laquelle doivent être embarqués les marins qualifiés capables {able seamen) sur tout navire d’un tonnage brut de 100 tonnes et audessus qui quitte un port des Etats-Unis ;
2° Le droit à la désertion implicitement prévu par l’article 7 de la loi ;
3° Certaines dispositions relatives aux engins de
sécurilé devant exister à bord des navires ;
({) Il ne sera pas sans intérêt de constater, en lisant le Rap port de M. l'Ingénieur de la Marine Pastoureau, sur une Mission aux Etats-Unis en 1857 (voir ce rapport en annexe à la suite de la présente étude), que l’un des caractères présentés à cette époque par les navires de commerce américains était au contraire d’avoir, pour un même tonnage, des équipages beaucoup moins nombreux que dans les autres flottes marchandes, À