C. — L'aide indirecte
L'aide indirecte comporte la perception par le Gouvernement sur les navires nationaux de droits de tonnage moins élevés que ceux appliqués, dans les mêmes ports, aux pavillons étrangers. Quant aux marchandises transportées à bord des navires ainsi
prolégés, elles bénéficient de droits de douane diffé-
MD = rentiels. L'armateur et le chargeur trouvent, l'un et l'autre, leur profil dans la combinaison de ces deux termes. L'armateur, dont les frais d'exploitation sont diminués d'autant, peut ramener son fret à un niveau sensiblement égal à celui de ses concurrents. Quant au chargeur, il consent à payer plus cher pour le transport de ses marchandises si la diminulion des droits de douane compense et au delà ce supplément de dépense.
Malheureusement, ce système de protection, séduisant en apparence, risque d’attirer des représailles de la part des puissances étrangères, et, si le Gouvernement semble à première vue ne rien dépenser, 1l fait en réalité une perte sèche, élant donnée la diminution appréciable de droits accordée aux
navires nalionaux et à leurs cargalsons,.
D. — L'aide directe.
Un second système peut également être adopté. C'est celui de l’aide directe.
L'Etat accorde dans ce cas des primes à la constraction, sous la réserve que les bâtiments répondent à un type déterminé et alleignent un cerlain tonnage.
Des primes à la navigation ou compensations d'armement sonl également consenties aux bâli-
menls réalisant certaines condilions de vitesse ou de