‹ La Marine Marchande AmericaineChapitre 41 sur 62 · CA · texte numérisé non relu

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ment (pouvant aller jusqu'à 15 ans), mais on ne trouve aucune clause de la loi qui autorise l'Etat à transformer sa gérance lemporaire en exploilation permanente, surtout si cette dernière, comme dans le cas présent, est organisée de telle sorte qu'elle risque d'engager dangereusement les Fi: nances publiques.

« Le Shipping Board a dû s'incliner devant ce verdict, et il ne lui reste plus qu'à se remettre à l'œuvre, pour bâtir un nouveau projet plus conforme à l'esprit de la loi.

« Indépendamment du plan que l’Altorney général vient de réduire à néant, le Shipping Board a pour-

sulvi pendant lout l'été une autre tâche non moins

« importante, puisqu'elle est la condition nécessaire 1 :

de la réorganisation des services maritimes de l'Etat ; il s’agit de l'inventaire de la Flotte d'Etat, travail considérable qui n'avait jamais été entrepris jusqu'ici d'une manière complète, et dont les résultals ont été publiés récemment.

« La Flolte d'Etat comprend 1.334 navires que le Shipping Board évalue à 226 millions. Ils ont coûté à l'Etat plus de 3 milliards, soit près de 14 fois plus. Sur ces 1.334 navires, 1.259 sont des cargos, dont 215 sont impropres à la navigation. La plupart des autres nécessitent des réparations qui

atteindront $ 35.000 en moyenne par unité pour les

« 604 premiers et $ 100.000 pour les 84 suivants,

« D'autre part, dans l'impossibilité où il est de « mettre d'aplomb son plan de réorganisation, le « Shipping Board poursuit la vente des navires que « ne concerne pas directement ce plan, c'est-à-dire « les bâtiments trop âgés ou trop défectueux pour « rendre de réels services. Dix navires, représentant « approximalivement 65.000 tonnes dw, doivent « ainsi être mis en vente le 29 octobre. Les étran- « gers seront libres de soumissionner, mais devront « s’engager à démolir tous les navires qui leur seront « adjugés. »

Nous ajouterons aux indications produites par le Bulletin précité, les commentaires suivants :

De nombreux articles parus dans la presse américaine ou étrangère depuis trois ans, il ressort, qu'en se perpéluant, la Flotte marchande américaine d'Etat constitue une concurrence insupportable pour l’armement privé ; que depuis la même époque, celui-ci ne cesse de voir s'élever ses frais d’exploitalion ; que les charges lui incombant ont élé sensiblement accrues par l'obligation où 1l s'est trouvé d'allouer à ses équipages des augmentations de salaires équivalentes à celles reçues par les marins du Shipping Board ; que, dans ces conditions, il se voit dans la nécessité de faire émigrer une nolable partie de sa

flotte de haute mer vers le trafic du cabotage où, Au

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