RESTE
Les marins étaient admis à contracter l'assurance, soit pour le cas de mort, soit pour le cas d'infirmités, soit enfin pour les deux risques à la lois, et cela moyennant des primes excessivement réduites, eu égard aux. dangers inhérents à la profession de marin.
On peut en juger par l'examen du tarif suivant :
Prime annuelle| Prime annuelle nécessaire pour garantir | Prime annuelle CATÉGORIES pour garantir 50 francs pour les 1.000 francs |de ren'e en Cas| deux risques en cas de mort| d'incapacité
Marins naviguant au long
cours ou à la grande pêche.
Marins naviguant en cabotage au bornage, à la petite pêche ; marins pratiquant la navigation de plaisance. .…, 18
Certaines maisons d'armement assurèrent leur personne! sans lui demander aucune prime et sans eflectuer aucune retenue sur les salaires de celui-ci. Une maison du Havre assurait, en cas de mort par accident,
aux héritiers de chacun de ses :
CADiUAC RE LP een r OOOAIE:
DECO AUS Re PE EU nee ele de 1.000 fr.
Matres d'équipage" :....5.. 4. 700 Îr.
Lieutenants, charpentiers, voiliers, mate-
OAI ITMET ER ER num as 6oo Îr.
NOM ORDRES PNA TS RAR hoo fr.
Mousses Re Er a NA 300 fr.
aepios
L’excellent exemple donné par cette Maison du Havre fut suivi par plusieurs armateurs de Granville et le principe de l'assurance commença à être apprécié comme il convenait par la population maritime.
Malheureusement les primes demandées par la € Sécurité Générale » étaient vraiment trop faibles pour le risque assuré, et le 24 avril 1872, la .Compagnie « la Sécurité Générale » dut mettre le Ministre de la Marine au courant des mauvais résultats financiers donnés par les assurances de marins. La Compagnie se déclarait cependant prête à continuer cette partie de ses opérations, mais elle demandait
1° Que la Caisse des Invalides de la Marine fût chargée par la « Sécurité Générale » de remettre aux marins ou à leurs ayants-droit, les indemnités prévues par l'assurance, mais qu'en échange la Caisse des Invalides fùt tenue de remettre à la Compagnie, les divers secours que celle-ci aurait payés aux intéressés, s1 l’assurance n eût pas existé. Cela était parfaitement équitable et possible (1).
>° Que le Gouvernement préconisät la formation dans les diverses localités du littoral de petites Sociétés
(1) Des combinaisons analogues ont lieu aujourd'hui entre certaines Compagnies privées. Nous citerons le cas de Compagnies d'assurances contre les accidents, garantissant à des Comy agnies d'assurances sur la vie le paiement des primes annuelles, au cas où l'assuré se trouve dans l'impossibilité d'’ellectuer luimême ce paiement par sute de maladie ou d'accidents, Cette garantie est accordée, moyennant la rétrocession à la Compagnie Accidents d'une petite partie de la prime annuelle perçue par la Compagnie Vie.