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hi LA MAIUNE ROYALK EN 1789
chacun de ces régiments un certain nombre de vaisseaux et autres bâtiments, « afin que tous les officiers de marine appelés à concourir à la conservation des instruments de leur gloire, puissent veiller à l'entretien et aux réparations des vaisseaux confiés à leurs soins et trouver, même dans le repos, les moyens de donner à Sa Majesté des preuves de leur zèle ». Grand fut l'étonnement et presque le scandale devant ces dénominations, empruntées par la nouvelle ordonnance au vocabulaire des armées. On vit une étrange subversion de principes là où il n'y avait qu'une confusion de mots. L'ordonnance devait mourir de cet emploi d'appellations inusitées jusque-là dans la marine. L'œuvre de M. de Boynes témoignait pourtant d'une pensée heureuse, celle de grouper en unités sinon tactiques, du moins administratives, les officiers, les troupes de marine et les marins, de donner par suite au personnel de la flotte, pendant les époques de paix, une cohésion nécessaire. C'était en outre un moyen de maîtriser la puissance d'un corps qui trouvait dans son unité une force assez grande pour se croire « redoutable, même à l'autorité qui le régissait * ». Mais loin d'essayer le perfectionnement d'un système qui péchait, à la vérité, par quelques erreurs et quelques maladresses-, on affecta de trouver ridicule la classification en régi-