I. VolLaire. Siècle de Louis XV
1. On a vu un vaisseau, sorU avec Tescadre de M. de Guiclien, rentrer apré» quinze jours de mer avec 60 hommes sur les cadres, dont il en avait jeté 10 a 1.2 à la mer et cela par une contajrion occasionnée par la malpropreté. Etsai sur la marine, par le clievalier de **', 1782.
l'honneur d'avoir fait dans ses ordonnances, une place plus grande aux prescriptions relatives à l'hygiène : l'intérêt de l'Etat l'y engageait, l'humanité lui en faisait un devoir. Désormais des précautions durent être prises contre l'invasion des maladies , les navires furent mieux installés, les cales, les faux-ponts aérés, lavés et « parfumés ». En même temps que paraissaient ces ordonnances sur la tenue des bâtiments, les ports étaient dotés d'hùpitaux convenables. A Brest, de spacieuses barraques en bois, disséminées dans des jardins, remplaçaient l'ancien hôpital récemment détruit dans un incendie; à Roch<>fort un éditice superbe, de dimensions suffisantes, s'élevait pour recevoir tous les malades et pour éviter aux matelots de se faire traiter chez des particuliers; à Toulon, où jusqu'alors douze petits hangars, convertis en infirmeries « faisaient gémir l'humanité' », l'ancien couvent des jésuites était transformé en établissement hospitalier.
Quant à la nourriture du matelot, elle avait été aussi sérieusement améliorée sous le ministère du maréchal de Castries. Anciennement, les officiers avaient « la charge des victuailles » et beaucoup ne craignaient pas de spéculer sur les vivres de leurs hommes. Dans la suite, et à cause de ces abus, un munitionnaire (jénéral dont les agents étaient embarqués sur les vaisseaux fut chargé de la fourniture des vivres après adjudication -. Un officier civil dénommé commis aux revues