LeUre du commissaire général de Toulon en 17SI
2. Traite du 13 février 1770 avec le munilionuaire Claude Fay : « La ration ;i la mer sera par jour de dix- huit ouces de biscuit, poids de marc, ou de viugi-
et approvisionnements surveillait les comptes de l'agent (lu munitionnaire, en même temps qu'un officier et un (''lève s'assuraient de la ponctualité de son service et devaient même goûter, clia(juc jour, la soupe de l'équipage avant qu'elle soit distribuée. « Je rends justice, disait à ce sujet un ofiieicr, aux intentions du gouvernement, elles sont droites et pleines d'humanité. En réglant les vivres de la ration du matelot en quantité suffisante, il a désiré qu'on n'en donnât que de bonne ({ualité ^ » Malheureusement on abusait un peu des conserves et des salaisons. Il était, par exemple, prescrit de ne donner de la viande fraîche que si le bâtiment abordait dans une relâche après un mois de mer^. Malgré cette restriction, les dernières ordonnances adoucissaient grandement le régime des matelots; les mesures qu'elles prescrivaient pour le contrôle et la surveillance du service des vivres subsistent encore de nos jours presque sans changements ^.
i|italre onces de pain frais, de trois quarts de pinte de vin, ou d'une pinte et demie de bière ou de cidre, si les aruieuieuts s'excculenl et regardent les côtes de I landre et de Normandie; lorsqu'il sera embarqué de l'eau-de-vie en place des boissons ci-dessus, la ration d'eau-de-vie sera le quart de celle du vin. Il sera donne par semaine quatre dincrs gras eu lard, bœuf salé, ou pieds et tête de cnchon salé, sauf dans les relâches où on achètera de la viande fraîche; les trois diuers maigres seront de morue ou de fromage de gruyère et de Hollande, ou delégumes. Les repas du soir ou soupers seront tous eu légumes, fèves, fayols ou riz, assaisonués à l'huile et au vinaigre. Le bouillon qui aura servi à la cuisson sera délivré avec les légumes ou le riz. i>