‹ La Marne en feuChapitre 13 sur 34 · LE THEATRE DU DRAME · texte numérisé non relu

LE THEATRE DU DRAME

bataille s'engageait. Lutte formidable ! Ciiui jours de corps à corps, de charges à la baïonnette, de duels d'artillerie ininterrompus. Les Marais ne sont « qu'un brouillard de fumée », écrivait le 8 M. Roland, dont on lira plus loin le journal. Quand ces vapeurs se dissipèrent, le 10 au matin, vingt cadavres de villages jonchaient les berges des Marais; le bétail gisait les pattes en l'air, les vignes pondaient calcinées, la volaille donnait des signes d'empoisonnement, — mais, sur toute la ligne, l'ennemi battait en retraite et dans un tel état d'épuisement que derrière lui, sur les chaussées jusqu'à la Marne, la boue, au dire d'un témoin, « était rouge comme s'il avait plu du sang. »

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