LA PREMIÈRE PHASE DE LA LUTTE
à distance sufOsantc de cette forteresse la I''* armée (Kluck) entre lOise et la Marne ; la II» armée (Bûlovv) entre la Marne et la Seine ».
Bulow, docilement, rectifia la direction, tout en laissant sa gauche descendre jusqu'à Morains-Ie- Petit, et, avec le reste de ses corps, pivota vers Montmirail et Marigny-le-Grand, de manière à « orienter complètement son front face à l'aris ». Mais, pour la bonne e.xéciition de ce mouvement, il eût fallu que Kluck opérât une conversion semblable, ce qu'il ne fît pas tout de suite et qui eut pour résultat de masquer une partie de la II» armée par la I" ; et il eat fallu en outre que Joffre gardût son attitude passive, et Joffre, précisément, poussé par Galliéni, eut le mauvais gortt de choisir ce moment-là pour passer à l'attaque. Bùlow, canonné de flanc, se vit brusquement obligé de faire demi-tour et de reprendre son ancienne position, face au Sud ; il croyait du moins n'avoir affaire qu'à l'aile droite de Franchet d'Espérey, et sa déception fut vive quand se révéla sur sa gauche une armée « de la formation de laquelle ni le Grand Quartier Général ni le Quartier Général d'armée ne savaiiml encore absolument rien le 5 septembre ' » et qui n'était autre que l'armée Foch.
Mais que pesait au demeurant cette petite armée, même appuyée sur l'aile droite de Franchet d'Espérey, près des huit corps de Biilow, avec leur artillerie lourde de campagne et l'artillerie lourde d'armée qui doublait l'artillerie de corps ? Et Hausen, d'ailleurs, n'allait-il pas jeter dans la balance, sur la Somme champenoise, le XII» corps